
Arrivée nocturne à l’Auberge de la Vallée au début des gorges de Todgha, un grand sourire aux lèvres, qui ne le quittera pas de toute la semaine qui va se passer dans ces lieux magiques, Aziz nous reçoit et nous conduit vers nos chambres, un somme réparateur sera nécessaire à toute l’équipe pour être en forme le lendemain matin. C’est le soleil qui nous réveille et c’est pour tout le groupe un émerveillement, tant les gorges sont extraordinaires.
Déplacement - Samedi départ de bonne heure pour l’aéroport de Lyon Saint Exupéry, le groupe se retrouve, bagage en main (20kilos) par personne, ce qui nous a obligé de coordonner notre équipement, tout le monde ne prenait pas tout. A l’arrivée, à Marrakech un minibus nous attendez après un chargement rapide sur le toit du véhicule, mais solide, nous prenons la route vers 14h30. Huit heures de trajet nous attendent, huit heures, qui vont nous sembler une éternité, tant la conduite marocaine est particulière. Que nous soyons sur une ligne droite, des courbes ou une route pleine de nids de poules la vitesse ne se réduit pas. Nous en avons même cassé une lame d’amortisseur du minibus…
Arrivée nocturne à l’Auberge de la Vallée au début des gorges de Todgha, un grand sourire aux lèvres, qui ne le quittera pas de toute la semaine qui va se passer dans ces lieux magiques, Aziz nous reçoit et nous conduit vers nos chambres, un somme réparateur sera nécessaire à toute l’équipe pour être en forme le lendemain matin. C’est le soleil qui nous réveille et c’est pour tout le groupe un émerveillement, tant les gorges sont extraordinaires, un défilé taillé dans la montagne de 250/300m de haut. Il n’est serte pas très long mais tellement impressionnant que nos premiers pas nous mènent doucement vers cette splendeur, 10mn suffisent pur parcourir l’ensemble et ce temps permet de repérer les itinéraires, que nous allons pouvoir réaliser. 10h, toutes les cordées sont réalisées, le groupe est parti vers de nouvelles aventures. 17h30, un thé à la menthe pris à la terrasse ombragée sous une tente berbère nous attend. Aziz est toujours là pour nous recevoir, un superbe sourire au visage, il est accompagné de Brahim gestionnaire de notre auberge. Tous deux sont surpris par le dynamisme de notre groupe et de sa jeunesse. Après quelques théières, un élément nouveau vient se joindre à notre groupe (le thé servi, est à volonté). Hassane, le guide mais aussi le connaisseur de ces gorges magnifiques s’arête quelques instants pour faire connaissance. Au fil des jours, sa surprise sera de plus en plus grande, il va se rendre compte, que notre groupe n’est pas seulement des grimpeurs de couenne mais des jeunes qui s’aventurent et qui n’ont pas peur de s’engager dans les grandes voies très peu équipées.
Hospitalité berbère - Vivre une semaine à l’Auberge de la Vallée restera pour nous, dans nos mémoires tant la chaleur des lieux mais aussi celle de nos hôtes étaient agréables. Un service de salle de qualité géré par Aziz, une alimentation variée et authentique préparée par Hamou et Zehir, un entretien permanent des lieux suivi par Mohamed et pour orchestrer tout ce petit monde Brahim et Hassane, les deux frères Mahdaoui. Nous les remercions tous à travers ce petit article de leur hospitalité, leur gentillesse et de leur serviabilité. Chaque soir un petit orchestre improvisé se constituait autour de Mohamed Carou le guitariste et frère de Aziz tout aussi souriant. Brahim chanteur et percussionniste, était accompagné d’un second Mohamed et de Aziz (homme polyvalent). Remercions aussi la maman des deux frères qui nous a reçu dans sa demeure et nous concocté une pizza aux 40 épices, un met succulent, qui nous mettait l’eau à la bouche rien que d’en parler, une recette qui aurait certainement intéressé « Solemio » tant la composition était variée et subtile. En discutant autour d’une théière avec les berbères en rentrant à La Vallée, nous en apprenons un peu plus, sur leurs modes de vie et leurs coutumes, ce qui nous donne l’envie de revenir pour vivre en communauté avec ces gens simples et chaleureux.
Retour - Le retour sur Marrakech après huit jours de calme, de grimpe, de découverte fut une nouvelle expédition. Petit détour dans les gorges de Dades et à la palmeraie de Skoura pour rentrer. Changement de chauffeur mais pas de changement de conduite : cyclistes sur les routes marocaines, vous devez, vous mettre en dehors de l’asphalte sinon vous courez de très gros risques lors de croisements de deux véhicules. En effet, il n’y a pas de place pour tout le monde sur les routes…un rétroviseur cassé avec l’épaule d’un papi n’a pas changé la conduite de notre conducteur. Un arrêt à Ouarzazate, chez un miroitier et l’affaire est classée, le miroir bricolé nous reprenons la route avec autant de fautes de conduite. Dépassement dans un virage en épingle à cheveux en descente sans visibilité, des virages sous la pluie pour passer le col de Tichka sur une route enduite de terre glissante, nous amène tant bien que mal vers la grande citée de Marrakech.
Nous sommes heureux de notre décision de passer à Todra puisqu’il reste encore de très beaux itinéraires à ouvrir dans ces gorges et que l’hospitalité est exemplaire. (L’équipe du CD FFME DROME)