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Tamazight :: Voir le sujet - La réforme Atatürk, un modèle pour Tamazight?
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La réforme Atatürk, un modèle pour Tamazight?

 
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Berbere
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 14:58    Sujet du message: La réforme Atatürk, un modèle pour Tamazight? Répondre en citant

Après l'effondrement de l'Empire ottoman en 1918, Mustafa Kemal Atatürk prit le pouvoir en Turquie en 1920. Mais il fut vite confronté à des conflits d'ordre militaire. Puis, après son élection au poste de président de la République en 1923, il entreprit une politique de modernisation et de laïcisation de l'État. L'un des volets de la politique de modernisation porta le nom turc de Dil Devrimi, c'est-à-dire la «révolution linguistique». Farouchement moderniste, Atatürk considérait comme révolu l'époque des empires fondés sur une base religieuse et refusait la magistrature suprême de l'islam sur son pays. En fait, il refusait l'usage de l'islam dans la gestion politique d'un État.

Mustafa Kemal considérait également que la réorganisation de l'État turc devait passer par un changement linguistique radical. Or, l'histoire compte peu d'exemples de ce genre où un gouvernement a entrepris des changements linguistiques d'une aussi grande envergure dans un délai aussi court et, il faut le reconnaître, avec autant de succès.

Durant l'Empire ottoman, la langue turque avait subi l'influence massive de l'arabe classique et du persan. L'élite dirigeante conduisait les affaires de l'Empire dans une langue turque savante et envahie de mots arabes et persans, appelée «turc ottoman». L'arabe était resté la principale langue de la religion et de la loi coranique, le persan était la langue des arts, de la littérature (la Dîvan) et de la diplomatie. Le turc parlé par le peuple, synonyme de «grossièreté» et de «rusticité», n'était réservé qu'à des fins administratives locales. Le turcologue Louis Bazin, auteur de «La réforme linguistique en Turquie» dans La réforme des langues (Hambourg, 1985), fait le portrait suivant de la situation linguistique sous l'Empire ottoman:
Dans l'État islamique théocratique et multinationale qu'était l'Empire ottoman, soumis à une acculturation arabe et persane intense dans ses classes dirigeantes — et spécialement dans la classe intellectuelle, comme celle des ulémas —, la langue écrite officielle et littéraire était envahie de termes arabes et persans, de plus en plus éloigné du parler turc vivant, et inaccessible à la masse populaire turque.

Soulignons aussi que l'alphabet utilisé jusque là transcrivait assez mal la langue turque dans la mesure où, par exemple, l'alphabet arabe ne permettait de noter que trois voyelles, alors que le turc comptait huit voyelles brèves et trois longues. La plupart des lettrés étaient conscients de la situation, mais il leur semblait impossible de pouvoir modifier un système graphique qui avait servi à transcrire le Coran.

Le nouvel alphabet
Jusqu'en 1927, des discussions eurent lieu afin d'adapter l'alphabet arabe à la langue du quotidien des Turcs (le turc) en lui ajoutant quelques signes pour les voyelles. Peu de Turcs osaient soutenir publiquement qu'il fallait abandonner l'alphabet arabe. En 1928, Mustafa Kemal mit tout son poids dans la balance et créa une «commission linguistique» dont le mandat fut d'élaborer un alphabet turc adapté de l'alphabet latin et de «purifier» le vocabulaire. Le 14 août, l'ambassadeur de France écrivait à son ministre: «L'adaptation des caractères latins à la langue turque, réforme à laquelle Moustapha Kemal Pacha songeait depuis longtemps et dont il a pris personnellement l'initiative, est aujourd'hui chose accomplie.» La «révolution linguistique» (Dil Devrimi) débuta officiellement en mai 1928, lorsque les nombres écrits en chiffres arabes furent remplacés par leurs équivalents occidentaux. La réforme de la langue turque s'inscrivait alors dans l'idéologie d'un programme politique résolument nationaliste. Le but visé était d'élaborer un système d'écriture qui serait plus turc et moins arabe (ou persan). Il fallait en faire une langue plus moderne et plus précise, pratique et moins difficile à apprendre. En réalité, l'adoption de l'alphabet latin avait également comme objectif d'insister sur le caractère moderne et de minimiser l'influence des conservateurs religieux, responsables pour Atatürk, de la décadence de la Turquie.

L'activité déployée afin de toucher les masses populaires analphabètes trouva son expression dans ce discours de Mustafa Kemal lors de sa «recommandation» (pour employer un euphémisme) à l'Assemblée nationale, le 1er novembre de la même année:
Il faut faut donner au peuple turc une clef pour la lecture et l'écriture et s'écarter de la voie aride qui rendait jusqu'ici ses efforts stériles. Cette clef n'est autre que l'alphabet turc dérivé du latin. Il a suffi d'un simple essai pour faire luire comme le soleil cette vérité que les caractères turcs d'origine latine s'adaptent aisément à notre langue et que, grâce à eux, à la ville comme à la campagne, les enfants de ce pays peuvent facilement arriver à lire et à écrire. Nous devons tous nous empresser d'enseigner l'alphabet à tous les illettrés, hommes ou femmes, qu'il nous sera donné de rencontrer dans notre vie publique ou privée. Nous sommes dans l'émotion d'un succès qui ne souffre de comparaison avec les joies procurées par aucune autre victoire. La satisfaction morale éprouvée à faire le simple métier d'instituteur pour sauver nos compatriotes de l'ignorance a envahi tout notre être.

La loi entrait immédiatement en vigueur dans toutes les écoles. Le 1er décembre de la même année, les journaux, revues, affiches, enseignes, cinémas, etc., devaient utiliser le nouvel alphabet. Devaient suivre dès le 1er janvier 1929 la correspondance dans toute l'administration publique, les banques, les sociétés commerciales, les livres, etc. Enfin, au 1er juin 1929, il ne restait plus que les actes de l'état civil, les documents du cadastre et autres babioles. En quelques jours, les inscriptions arabes disparurent des rues, alors que les journaux emboîtèrent le pas presque aussitôt. Pendant ce temps, avec une craie et un tableau portatif, Mustafa Kemal parcourut tout le pays en donnant lui-même des leçons d'écriture de l'alphabet latin moderne dans les écoles, les places publiques, etc. L'ancien alphabet disparut d'autant plus vite que l'enseignement de l'arabe et du persan dans les écoles fut tout simplement interdit.

D'ailleurs, Mustafa Kemal, dont la réforme linguistique était devenue une affaire personnelle, avait déclaré à ceux qui s'opposeraient à son projet:
Tous ceux qui tenteront de se mettre en travers de mon chemin seront impitoyablement écrasés. Mes compagnons et moi, nous sacrifierons, s'il le faut, notre vie pour le triomphe de notre cause.
Suite logique des mesures prises, il devint obligatoire de lire le Coran en turc et non plus en arabe classique, ce qui équivalait sans doute pour un musulman orthodoxe à une véritable hérésie.

L'épuration du vocabulaire
Parallèlement, Mustafa Kemal procéda à une grande épuration des tournures arabo-persanes et surtout du lexique envahi de mots arabes et persans. Pour lui et ses réformateurs linguistiques, les mots non turcs furent considérés comme des vestiges d'un passé révolu. La Société d'études de la langue turque (Türk Dil Kurumu), fondée en 1932, a surveillé étroitement le travail des lexicographes. Il s'agissait de remplacer le vocabulaire arabo-persan, d'une part (prioritairement), par un vocabulaire d'origine turque, d'autre part, d'intégrer des mots provenant des langues occidentales. Le processus s'étira sur quelques années, soit de 1928 à 1935. À partir de 1935, on commença à publier les nouveaux mots dans les journaux. L'année précédente, le Parlement avait adopté une loi obligeant les citoyens à prendre un nom d'origine turque: c'est alors que Mustafa Kemal, afin de donner l'exemple, prit le patronyme d'Atatürk, le «Père des Turcs». Le mot ottoman fut banni du vocabulaire officiel et fut remplacé par le mot turc jusqu'alors péjoré et synonyme de «paysan».

Évidemment, l'historiographie kémaliste a interprété l'Empire ottoman comme une «domination arabo-islamique» dont les Turcs furent «libérés» grâce à l'intervention politique d'Atatürk. Celui-ci considérait que la réorganisation de l'État turc devait passer par un changement linguistique radical. Toutefois, par la même occasion, Mustafa Kemal profita de la nécessaire turquification linguistique pour combattre les Kurdes qui, eux, parlaient une autre langue que le turc, ce qui donna lieu à une politique d'oppression à l'égard des langues non turques. Cela dit, il n'en demeure pas moins que, au plan de l'aménagement linguistique, la politique linguistique d'Atatürk constitue dans l'histoire de l'humanité un véritable exploit, d'autant plus que les succès du genre sont rarissimes! Cette réforme que l'on pourrait qualifier de radicale fut imposée à une population passive mais consentante, et elle ne fut rendue possible que grâce à l'incroyable charisme de Kemal Atatürk.

Ses successeurs ont poursuivi la même politique jusque dans les années cinquante. Il faut admettre que cette réforme linguistique a favorisé un rapprochement indéniable de l'oral et de l'écrit et, par voie de conséquence, à l'élimination de l'analphabétisme. La clé de cette réussite réside dans le fait que la politique linguistique repose sur un nationalisme territorial moderne fondé sur la langue du peuple turc. Malgré son caractère extrêmement volontariste et ses effets pervers sur les langues minoritaires, beaucoup de pays arabes auraient intérêt à s'inspirer de cette politique linguistique, car elle repose sur la «langue du peuple», non sur celle d'une langue d'une oligarchie. La plupart des États arabes n'ont guère favorisé un rapprochement entre l'oral et l'écrit et, par voie de conséquence, n'ont pas contribué à l'élimination de l'analphabétisme dans leur pays. Toutes les politiques d'arabisation ont été fondées sur l'arabo-islamisme et le modèle proche-oriental, et elles se sont faites nécessairement contre les populations arabophones qui se sont vu imposer une langue morte, ce qui a favorisé dans bien des cas l'intégrisme musulman. Dans la Turquie d'Atatürk, on a procédé autrement avec le succès que l'on connaît!




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Hamou
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 21:55    Sujet du message: ataturk turc Répondre en citant

les arabes ont essyés d'arabiser la turquie avec leur methode mais
les turcs etaient conscients de probleme ils ont pris la decision d'attaquer
le virus à son origine : eliminer la langue arabe et favoriser leurs langue


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johra-ali
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 22:05    Sujet du message: Re: ataturk turc Répondre en citant

Ne serait-il pas plus judicieux de nous créer notre propre modele plus tot que de vouloir "amazighisé" des modeles qui, peut etre, ne conviendrait pas a notre société....



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khamiss
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 23:03    Sujet du message: bases Répondre en citant

Je pense qu' Atatürk a remarqué que la base idéologique qui s’établissait sur la doctrine religieuse islamique, ne présentait pas toutes les garanties solides pour la survie d’un Etat. En effet, au premier ébranlement de l’Empire Ottoman, l’effritement de l’Etat se manifestait d’une manière rapide, dont la doctrine islamique n'a pas pu amortir.


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johra-ali
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 23:16    Sujet du message: Re: bases Répondre en citant

khamiss a écrit:
Je pense qu' Atatürk a remarqué que la base idéologique qui s’établissait sur la doctrine religieuse islamique, ne présentait pas toutes les garanties solides pour la survie d’un Etat. En effet, au premier ébranlement de l’Empire Ottoman, l’effritement de l’Etat se manifestait d’une manière rapide, dont la doctrine islamique n'a pas pu amortir.


Pourquoi est ce que les pays composés a majorité par des musulmans se sentent ils obligés de mélanger la religion et l'état ! J e pense que ce n'est pas une bonne solution, la séparation des pouvoirs est beaucoup plus saine !



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tinghir
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 23:28    Sujet du message: Re: ataturk turc Répondre en citant

Hamou a écrit:
les arabes ont essyés d'arabiser la turquie avec leur methode mais
les turcs etaient conscients de probleme ils ont pris la decision d'attaquer
le virus à son origine : eliminer la langue arabe et favoriser leurs langue


c'est vrais attaturk introduit son modele , mais est ce que il a reussi ??
je crois pas , car la turquie n'est heutement developpé .

je vous donne deux exemple contradictoire ;

la chine a fait une reforme economique sans apel a une reforme politque et elle bien reussi .
la russie a fait une reforme politque mais elle n'a pas reussi economiquement .

conclusion , appliquer le modele laique au maroc pas forcement favorise le developpement economique .


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johra-ali
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 23:32    Sujet du message: Re: ataturk turc Répondre en citant

tinghir a écrit:
Hamou a écrit:
les arabes ont essyés d'arabiser la turquie avec leur methode mais
les turcs etaient conscients de probleme ils ont pris la decision d'attaquer
le virus à son origine : eliminer la langue arabe et favoriser leurs langue


c'est vrais attaturk introduit son modele , mais est ce que il a reussi ??
je crois pas , car la turquie n'est heutement developpé .

je vous donne deux exemple contradictoire ;

la chine a fait une reforme economique sans apel a une reforme politque et elle bien reussi .
la russie a fait une reforme politque mais elle n'a pas reussi economiquement .

conclusion , appliquer le modele laique au maroc pas forcement favorise le developpement economique .


Aller de suite "appliquer le modele laique", j'en ete sure qu'il y en aurai un qui partirai dans son delire anti-laicité .... C'EST MINABLE !



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tinghir
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 23:53    Sujet du message: Re: ataturk turc Répondre en citant

johra-ali a écrit:

Aller de suite "appliquer le modele laique", j'en ete sure qu'il y en aurai un qui partirai dans son delire anti-laicité .... C'EST MINABLE


non, c'est pas un delire mais la realité


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khamiss
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 23:55    Sujet du message: Re: bases Répondre en citant

johra-ali a écrit:
khamiss a écrit:
Je pense qu' Atatürk a remarqué que la base idéologique qui s’établissait sur la doctrine religieuse islamique, ne présentait pas toutes les garanties solides pour la survie d’un Etat. En effet, au premier ébranlement de l’Empire Ottoman, l’effritement de l’Etat se manifestait d’une manière rapide, dont la doctrine islamique n'a pas pu amortir.


Pourquoi est ce que les pays composés a majorité par des musulmans se sentent ils obligés de mélanger la religion et l'état ! J e pense que ce n'est pas une bonne solution, la séparation des pouvoirs est beaucoup plus saine !


ce que le leader turque a adopté: la séparation des pouvoirs


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khamiss
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MessagePosté le: 18 Mar 2006, 23:58    Sujet du message: Re: ataturk turc Répondre en citant

l'ex URSS était une force de contrepois, mais les pétrodollars et musulmans manipulés, ont détruit cette force.


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Arhal
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MessagePosté le: 22 Mar 2006, 11:43    Sujet du message: tamazight en latin Répondre en citant

c'est interessant de voir comment ataturk a ressucité la langue turque alors que moribonde jusqu'au là. Avez-vous constaté qu'il a adopté les caractères latins? ça peut etre un trés bon exemple à suivre pour la transcription de tamazight. On est pas obligé d'adopter Tifinagh qui cloisone la langue dans une autre époque.
Vive tamazight en caractère latin Wink



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Outinghir
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MessagePosté le: 22 Mar 2006, 13:47    Sujet du message: mais non Répondre en citant

l'experience politique et social d'ataturk, couta cher au niveau social et culturel en turkie malgré le succes de modele economique turk.

il suffit de lire les sondages realiser par les ONG qui refletent la soufrence de ce peuple par la manipuilation de son heritage.

j'eté à l'embassade du Turkie à rabat janvier dernier, et j'ai renconté un assistant de direction de l'ambssade... et dans l'attente de regler mon dossier, on a prie a discuter... deriere lui se trouve une photo de Ataturk et j'aib prie a lui poser des questions sur sa personnalité.

ecouter ce qu'il m'a dit! ataturk nous dichiré, mous ne sommes pas des vrais latins (europiens), et nous ne pouvons pas les devenir...


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