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Tamazight :: Voir le sujet - quelque conte amazigh pour les grands et les p'tit imazighen
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quelque conte amazigh pour les grands et les p'tit imazighen

 
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tintifawt
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Inscrit le: Feb 15, 2007
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MessagePosté le: 17 Mar 2007, 16:01    Sujet du message: quelque conte amazigh pour les grands et les p'tit imazighen Répondre en citant

Une nuit, un homme fit un rêve. Il rêva qu'il marchait au bord de la mer en compagnie du Seigneur.

Sur le fond du ciel, il voyait se dérouler les scènes de sa vie. Il remarquait, dans chaque scène, deux traces parallèles de pas dans le sable. L'une était la sienne; l'autre celle du Seigneur.

À la dernière scène, il se retourna pour voir ces empreintes sur la grève.
Il s'aperçut alors qu'à divers moments de sa vie, il n'y avait qu'une trace de pas. Et que ces moments de marche solitaire correspondaient aux heures les plus tristes et les plus sombres de sa vie.
Intrigué, il dit à son compagnon; "Seigneur, tu m'as assuré de toujours marcher à mes côtés si j'acceptais de me joindre à Toi. Mais je m'aperçois qu'aux périodes les plus dures de ma vie, il n'y a plus qu'une empreinte dans le sable. Pourquoi m'as-tu abandonné au moment où j'avais le plus besoin de Toi?".

Le Seigneur se tourne alors vers lui et lui répond: "Mon enfant, mon très cher enfant, tu sais que Je t'aime et que je ne saurais t'abandonner. Il faut que tu comprennes ceci : si tu ne vois qu'une trace de pas aux moments les plus difficiles de ton existence, c'est qu'alors, tout simplement, Je te portais dans mes bras...


ma mère m'a égorgé mon père m'a mangé ma soeur a rassemblé mes os

L'on raconte qu'autrefois où la viande était rare si rare qu'on en rêvait, un homme dit un jour à sa femme :
- Demain nous aurons des invités. J'achèterai de la viande au marché pour que tu puisses nous faire un bon couscous de fête.
Il se rendit donc au marché de grand matin et il en revint avec un chapelet de morceaux de viande, enfilés comme des oignons le long d'un brin de jonc tendre et grasse.La femme mit à cuire le couscous à la vapeur et avait mis la viande à cuire. Et courut s'assoier à l'extérieur.
Au bout d'un moment, un agréable fumet se répandit dans la cour un agréable fumet se répandit dans la cour. Le femme se leva pour goûter le sel. La viande était presque cuite : elle en prit un morceau et s'éloigna. Mais l'odeur la suivait, la bonne odeur de la sauce l'enveloppait et la ramenait irrésistiblement vers la marmite. La femme taquina le feu, ajouta une bûche, alla même jusqu'à l'outre en peau de chèvre, au fond de la cour. Mais le vent lui renvoya au visage la bonne odeur de la sauce. Alors, elle revint sur ses pas, tourna en rond, ajouta encore une bûche et finit par soulever le couvercle. Elle retira un morceau de viande, puis un autre. Un autre, et encore un autre... Elle mangeait avec tant de fièvre et si vite qu'elle brûlait les doigts et la langue. Et si au moins sa gourmandie s'en trouvait contentée !!!
Résolue à en manger un dernier morceau, la femme plongea encore une fois la louche mais ne ramena que légumes. Affolée, la femme la plongea et replongea désespérément : plus un seul morceau de viande dans la marmite.
Qu'allait elle présenter aux invités ?
Comme elle s'arrachait les cheveux d'angoisse, Ali, son petit garçon, poussa la porte et entra. Il venait de courir dans les champs et de boire à la source. Il était rose et tout essouflé.

Elle l'égorgea comme un agneau et le coupa en morceaux qu'elle jeta précipitamment dans la marmite. Elle faisait disparaître les dernières traces de son crime lorsque rentra l'aînée, une fillette silencieuse et douce. Zaina comprit mais ne dit mot, craignant sans doute le même sort.
Peu après, arriva le père, accompagné de ses invités. Le repas était prêt et la sauce répandait une odeur engageante. Tous mangèrent de grand appétit, à l'exception de la fillette. L'homme s'étonna bien de ne pas voir le petit garçon qu'il aimait comme sa prunelle. Mais la femme répondit :
- Mes parents s'ennuyaient de lui. Ils sont venus le chercher avec leur âne ce matin.
L'homme se remit à manger de plus belle. Quand il ne resta plus un seul morceau de viande ni de grain de couscous, l'homme satisfait offrit des fruits et du café à ses hôtes avant de les reconduire.

Alors Zaina s'approcha du grand plat de bois qui avait contenu le festin : il était vide maintenant. Seuls quelques os.... C'était là tout ce qui restait de son frère. Elle les ramassa soigneusement, les essuya et les étendit sur le toit. Une fois secs, elle les enveloppa délicatement dans un linge fin et les cacha dans sa couette.
Dès que s'éloignaient ses parents, la fillette prenait le linge sur ses genoux et pleurait chaque jour... Or voici que sous l'effet des larmes qui chaque jour tombaient en pluie sur eux, les petits os se ressoudèrent les uns aux autres. Et c'est un bel oiseau qui s'échappa du linge, un matin, pour se poser sur le toit et chanter :
Ma mère m'a égorgé, égorgé...
Mon père m'a mangé, mangé...
Ma soeur a rassemblé mes os

La petite fille reconnut la voix de son frère et se mit à trembler :
"Que va faire mon père quand il entendra ?" se dit elle.
Car chaque jour le père demandait :
- Où est le petit ?
Et la femme répondait, de plus en plus embarrassée :
- Il est chez mes parents, il rentrera bientôt.
Arriva le moment où la femme ne put plus répondre : " il est chez mes parents, il rentrera bientot" car l'homme devenait soupçonneux. Elle dut finir par dire, le jour où elle se sentit acculée :
- Je ne sais ce que le petit est devenu. Ma mère m'a dit qu'il a disparu.
La femme venait juste d'apporter un grand plat de couscous garni de viande et de légumes, car c'était jour de marché.
- C'est un jour comme celui-ci, et à pareille heure que je me suis inquièté pour la première fois du petit, dit l'homme d'une voix sombre.
C'est alors que l'oiseau se posa sur le toit et se mit à chanter :
Ma mère m'a égorgé, égorgé...
Mon père m'a mangé, mangé...
Ma soeur a rassemblé mes os

Le père comprit. Il se leva, terrible et marcha vers la femme. Mais alors l'oiseau chanta à nouveau, avec la douce voix de l'enfant :

Garde toi bien de la tuer, tuer...
Car ma soeur pleurerait, pleurerait
Et serait orpheline

L'oiseau ne revint plus sur le toit. La mère fut pardonnée. La fillette cessa de trembler. Mais l'homme perdit à jamais le goût de vivre.



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MessagePosté le: 17 Mar 2007, 16:21    Sujet du message: a Répondre en citant

j'ai tout lu comme un petit enfant. merci tata tintifawt!



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tintifawt
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MessagePosté le: 17 Mar 2007, 16:22    Sujet du message: azul Répondre en citant

hennak hadi et non pas tatak Mr. Green



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MessagePosté le: 17 Mar 2007, 16:38    Sujet du message: r Répondre en citant

Citation:
hennak hadi et non pas tatak


wakha a immi henna Confused



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tintifawt
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MessagePosté le: 17 Mar 2007, 19:23    Sujet du message: quelque conte amazigh pour les grands et les p'tit imazighen Répondre en citant

bcp mieu car seule nos grand mere ki nous raconte les conte Very Happy



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