Posté le: 17 Mar 2007, 12:19 Sujet du message: Sidi hammou ( bab n umarg)
Azul
Sidi hammou est le poète amazigh du souss le plus célèbre de la poésie ancienne ( 16 ème siècle ) .Surnommé " bab n umarg " le maître de la poésie , un grand nombre de ses pièces sont encore aujourd'hui récitées.
Ci après trois vers de l'une de ses poésies
yuf wi iccan alili wi xef ikka udis nnes
tuf tubedda tarula taf titi dhaca
yuf wi yemmuten wi ih'urman a3daw nnes
1-vaut mieux manger du laurier que d'avoir son ventre comme maître (être gourmand)
2-vaut mieux rester debout que de s'enfuir ( devant l'ennemi) , frapper vaut mieux que d'avoir peur
3-vaut mieux mourir que de demander la paix à son ennemi
Ah a argaz tanmmirt nek ullah aragh tssfarht s iwaliwn nagh. Iwaliwn ishane, ifoulkine..
Merci tu nous donnes du plaisir avec des paroles. De vraies et belles paroles..
tuf tubedda tarula taf titi dhaca
Amazigh n Lhur urda izriy ait mass mqar ira unbgui adass igharss. Maca zhane inbyawn Imazighen lligh g deddane iromine. Hat Amazigh ayzrine idamn ness urid azakar. Amazigh n lhur urda tisiwid awd yan agenssu n wakal ness. Daykkat ard inghel idamn ness. Ussan degh, urigi umazigh amya, izha aydda ness : akal ness d wawal ness. Izhu awd iqdimen, ait lligh izhu isfra nssen…
Un vrai Amazigh ne délaisse pas ses frères même si l’ invité (le colonisateur arabe) veut lui couper la tête. Mais les invités ont oublié les Amazighs quand les Français sont venus (chez nous). C’ est l’ Amazigh qui a laissé son sang, ce n’ est pas l’ Arabe. Un vrai Amazigh n’ a peur de personne sur sa propre terre. Il frappe jusqu’ à ce qu’ il verse son sang. Ces jours-ci, l’ Amazigh n’ est rien, il a oublié ses biens : sa terre et sa langue. Il oublie aussi les Anciens, il oublie leurs vers…
La fierté ! La dignité ! Un Amazigh ne peut pas supplier son ennemi de partir ou de cesser le conflit. C’ est se rabaisser à son ennemi que de lécher les pieds du colonisateur tel un esclave !
Nknni nga Imazighen. Urngi ismxane. Tufi lmut hat tsfa nttat !
Nous , nous sommes Imazighen, nous ne sommes pas des esclaves. Je préfère la mort, elle, elle est noble !