Posté le: 17 Mar 2007, 11:10 Sujet du message: Il y a un an nous quittait Mohamed Haroun
Mort comme il est né, dans la pauvreté, la misère et la persévérance, Mohamed Haroun demeure l’un des pionniers du combat pour la démocratie et l’identité amazighes. Persévérant et pugnace tout au long de son combat pacifique, Massa Haroun, comme s’accordaient ses amis à l’appeler, reste à jamais gravé dans la mémoire des Kabyles, et son nom est inscrit en lettres d’or dans le palmarès de l’histoire berbère.
Symbole de la lutte pour la liberté et contre l’injustice, Haroun était un fervent défenseur des couches défavorisées dont il faisait partie, de même qu’il est l’une des figures de proue du combat pacifique pour l’identité et la langue amazighes.
Mohamed Haroun, ou le poseur de bombes comme s’accordent à l’appeler plus d’un, était en effet un fervent défenseur de la justice, de la liberté et de la cause berbère. Refusant de se plier à l’injustice et révolté par l’attitude négative du pouvoir mis en place au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, Mohamed Haroun, ayant vécu l’atrocité du colonialisme français dans sa chair, a, depuis, mené sa lutte contre l’oppression.
La violence, dont Haroun ne voulait guère souffler mot, a toutefois été son ultime recours à tout combat, après avoir échoué à le mener pacifiquement. Nul n’est censé méconnaître Mohamed Haroun ni ne peut réduire son combat pour la démocratie.
Natif de Tifrit, village relevant d’Akbou (Kabylie), Mohamed Haroun est né le 13 avril 1944 au sein d’une famille dévorée par la pauvreté. Son père, dit le sergent Tahar, est tombé au champ d’honneur en 1958 quand le petit Haroun n’avait que 14 ans.