Posté le: 19 Fév 2007, 16:35 Sujet du message: existe t'il?
(ceci est une decouverte recente je me rappel plus ou mais juste kelke detail c k'on les a trouvé par hazard dans un chantier et ca saute au yeux ce sont deux amant )
vous croyez k'un amour aussi fort ki reuni deux etre vivant ou mort existe encore de nos jours, un amour ou en peu crever rien ke pour un sentiment k'on prouve pr une personne dans notre vie
Posté le: 19 Fév 2007, 18:20 Sujet du message: imilchil
Par : Ali Khadaoui
Que dit la légende ?
Adrukh iwa ru iwa gakh tin ijdad .
A yasmum ekkar iâakkub ar tekkarkh .
(Je pleurerai
Pleure
Faisons comme les oiseaux
O mon bien aimé
Appelle Iâakub et que je l’appelle ).
D’un bout à l’autre de la montagne d’Imi Lchil , tislit envoyait ces vers célèbres à son amoureux qui y répondait non moins pathétiques .
Un an auparavant , les deux jeunes se sont rencontrés , se sont aimés de toutes leurs forces .Mais pour leur malheur , ils appartenaient à deux groupes devenus rivaux pour une affaire que l’histoire n’a pas retenu . Le mariage leur étaient donc impossible Ainsi commença leur calvaire .
Pour venir à bout de la bêtise humaine , ils commencèrent une grève de la faim arrosée par leurs larmes . Après quelques temps , la faim la soif , la tristesse et l’incompréhension eurent raison de leur corps périssables . Le deuil enveloppa la région .
C’est alors q’un miracle vint rappeler aux hommes leur cruauté : aux deux endroits où les deux jeunes sont morts , deux lacs se formèrent de leurs larmes . Depuis , l’un porte le nom d’Isli , l’autre celui de Tislit ( le mari et la mariée en Tamazight ) .
Secoués par la douleur et le miracle , les sages des deux tribus prirent une décision historique : « dorénavant , aucun obstacle d’aucune sorte ne viendra entraver l’amour .
Même en temps de guerre , les amoureux seront libres de circuler dans les territoires adverses , de s’y marier s’ils le désirent .
Pour ne pas oublier cette tragédie en afin de raviver le pacte et le traduire dans la pratique , on décida de tenir un festival annuel à mi chemin entre les deux endroits du drame : entre les deux lacs : Isli et tislit .
La réalité
Entre les deux lacs : « Isli et tislit » , à Imi Lchil , se tient depuis les temps les plus reculés , un festival appelé par les habitants « Agdud » ou la fête des fiançailles . Chaque années en Septembre , les couples qui se sont formés pendant l’année viennent officialiser leur union par le passage devant « Agraw »
( la jmaâ ) par la formule rituelle : « je t’aime » . C’est là également que seront prononcés les divorces qui auront été décidé d’un commun accord .
Ainsi , ici , on laisse toute une année à la décision cruciale : celle de s’unir ou de se séparer .
Légende réelle ou réalité légendaire ?
Voici donc une belle légende bien de chez nous , mais aux supports physiques réels : deux lacs Isli et tislit , un festival annuel vivants , le tout constituant une leçon magistrale d’humanisme , où l’amour et la liberté constituent le centre . Une preuve supplémentaire de ce que la civilisation amazighe renferme des valeurs humaines universelles . Des valeurs dont nous avons tant besoin aujourd’hui .
Ces valeurs ont été respectées , jusqu’au jour où l’économie de marché , le tourisme et l’acculturation s’y sont mêlés . Aujourd’hui le festival a été progressivement dénaturé et détourné de son objectif .
Au lieu d’être un symbole , celui d’une civilisation où l’amour commande à tout , il est devenu une occasion rêvée par les marchands de toutes sortes et les touristes avides d’exotisme .
La crise économique , sociale et culturelle qui frappe la région aidant , les femmes qui , autrefois y venaient pour se marier par amour , y viennent aujourd’hui pour se vendre .
_________________ « On a vu chez les imazighns, tellement de choses hors du commun, tellement de choses admirables que l’on ne peut méconnaître le grand soin que Dieu a eu de cette nation» (Ibn Khaldun)
Posté le: 19 Fév 2007, 19:31 Sujet du message: azul
elle a de la chance de t'avoir ta compagne amazigh-arifi
sinon pour la legende de imi lchil les deux amant s'appelez brahim et malika nos romeo et juliette marocain
Posté le: 19 Fév 2007, 22:34 Sujet du message: existe t'il?
azul tintifawt
effectivement c'est une découverte extraordinaire
mais s'ils sont enterés comme ça veut pas dire que c'est l'histoire de roméo et juliette
si deux être ont décider de creuver par amour, je ne pense pas qu'ils seront enterés ensemble
pour revenir à ta question tintifawt, je défondrai ma femme, mes enfants, ma famille contre qui quenque veut leur faire du mal même s'il faut mourir
mais pour une histoire de sentiment, je crois que les hommes et les femmes ils ont pas les même sentiments
l'histoire de roméo et juliette pour moi n'est pas raisonable, je parle de la fin bien sûr
Posté le: 16 Déc 2007, 18:12 Sujet du message: Re: l'amour sincère que peut partager une mère avec son enfa
Tassadit a écrit:
Entre une mère et ses enfants ...
Pour les hommes, c'est plus du profond désir que de l'amour, dans les premiers temps en tout cas...
Sinon, la photo m'évoque plus deux personnes qui luttent contre le froid ou un truc du genre qu'un couple...
Oh Tassadit… on voit bien que les deux personnages de sexe opposé sont entrelacés l’un contre l’autre… et même si c’est pour se défendre contre le froid.. c’est quand même une image très forte§
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Posté le: 17 Déc 2007, 21:24 Sujet du message: choc
...c'est une photo très forte, oui. très très belle... c'est peut être une mère et son enfant, ou deux amants, on ne sait pas, ou deux ennemis qui ont l'éternité pour faire la paix...
_________________ L`homme libre est celui qui aide l`autre à le devenir. (Fondation France Liberté)
Salut tintifawt
A mon avis cette image représente deux être qui s'aiment profondément. Tu demandes est ce qu'on peut se sacrifier de tel ? Oui, pour ma mère je peux le faire sans hésitation où pour mes enfants. Mais pour un homme, honnêtement , non
Posté le: 18 Déc 2007, 20:33 Sujet du message: existe t-il?
Au matin, lorsque Zina et Amazigh se retrouvèrent au lieu de leur rendez-vous, les paroles furent inutiles. Le résultat de leurs démarches était inscrit dans leurs yeux gonflés de larmes. Ils ne se parlèrent pas, se tinrent longtemps par les mains, se regardant avidement, sachant qu’ils se voyaient pour la dernière fois.
Leur séparation fut déchirante.
Sans s’être concertés ils décidèrent, après s’être dit adieu, de ne pas rentrer chez eux, au milieu de ceux qui étaient responsables de leur malheur et dont ils ne pourraient supporter la vue, mais de s’enfoncer dans la forêt pour pleurer sans témoin.
Au même instant, mais à quelques kilomètres l’un de l’autre, ils trouvèrent chacun une combe dans laquelle ils descendirent. Simultanément, ils s’assirent sur une pierre. Alors, revivant par la pensée les merveilleux et courts moments qu’ils avaient vécus ensemble, ils se laissèrent aller à leur chagrin et les larmes qu’ils étaient jusqu’alors parvenus à réprimer se mirent à couler toutes seules de leurs yeux désolés, en un flot intarissable.
C’était comme deux sources qui jaillissaient de leurs yeux, coulaient au long de leurs joues, de leurs corps, et se répandaient à leurs pieds. Nul, jamais, n’a assisté à pareil déluge de larmes. En quelques heures, leurs babouches baignaient dans de grandes flaques qui allaient s’agrandissant peu à peu.
Dans les douars, lorsque vint le soir et que l’on eût constaté leur absence, l’inquiétude et déjà un peu de remords tinrent les familles éveillées. Au matin, on partit à leur recherche dans plusieurs directions.
Lorsqu’on les retrouva, chacun en son vallon, l’eau de leurs larmes arrivait à leur taille et envahissait la combe de telle sorte que nul ne pût les approcher. Aux appels lancés par les leurs, ils ne répondaient que par un flot renouvelé de pleurs. Le lendemain, l’eau leur était aux épaules, au menton le jour suivant, et lorsqu’ils furent recouverts par le flot, le niveau continua de monter jusqu’à les recouvrir au point qu’ils ne fussent plus visibles.
On dit que cette année-là au moins, les Aït Brahim et les Aït Yazza ne se firent pas la guerre. La trêve survécut à la sécheresse et durant un temps on se parla sans haine.
Sur le plateau des lacs, non loin d’Imilchil, deux petits lacs offrent encore leur fraîcheur aux pasteurs qui mènent là paître leurs troupeaux.
Ces deux lacs se nomment “Isli” et “Tislit” ; le plus grand des deux est Isli, “le fiancé”, le plus petit se nomme Tislit, “la fiancée”.
Certains bergers prétendent qu’aux plus grosses chaleurs, lorsque les eaux ont atteint leur étiage, on peut apercevoir au fond de l’un comme au fond de l’autre, la forme d’un jeune homme à Isli, d’une jeune fille à Tislit.
Tu me crois si tu veux.
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Posté le: 21 Déc 2007, 18:30 Sujet du message: re : Izmnaari
izmnaari a écrit:
…l'histoire d'Isli et Tislit - Imi Lchil
Ah, l'histoire est si belle ! …ça ressemble un peu à celle de Romeo et Giulietta, c'est vrai, et leur fin est triste, mais ce qui est beau, c'est la création de ce tamaghra (tafaska ?) en souvenir d'eux ! et qui a rendu heureux beaucoup d'amants… et qui a adouci un peu les règles sociales du mariage.
"Une preuve supplémentaire de ce que la civilisation amazighe renferme des valeurs humaines universelles" Oui, et des valeurs de cœur aussi, au fil des posts, je me rends compte comme vous êtes sensibles, émotifs, passionnés… affectifs. Tendres, romanesques… CHANGEZ RIEN ! …c'est que du bonheur, et c'est tout à votre honneur.
Ce qui est affreux c'est que le tourisme soit venu tout gâcher, une fois de plus. (on pourrait pas les noyer dans les lacs ?… "tous en rang pour la photo, reculez d'un pas, plouf !")
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Posté le: 21 Déc 2007, 18:31 Sujet du message: re : tintifawt
azul,
Tintifawt a écrit:
un amour ou en peu crever rien ke pour un sentiment k'on prouve pr une personne dans notre vie ?
Oui… La réponse est dans ta question : c'est quelque chose qu'on éprouve. On ne meurt pas, comme d'asphyxie ou de faim, mais la souffrance de la mort, ce sentiment douloureux d'être en train de mourir vivant, est bien là, seconde après seconde, minute après minute, jour après jour… jusqu'à ce que le temps et la nature humaine fassent leur travail de guérison. Et d'oubli. À ce moment là, cet oubli est bienfaisant, pas la peine d'en avoir honte, parce que si on a souffert à ce point, ça veut dire que l'autre, avant, a du vous oublier suffisamment pour vous faire mourir, non ?
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