Posté le: 23 Nov 2007, 22:32 Sujet du message: Tafuyt, une enfant aussi belle que le soleil
On raconte encore quelques fois une merveilleuse légende. Personne ne sait bien entendu depuis quand elle existe mais une chose est sure, on la raconte toujours le soir et surtout lorsque le soleil est coché.
Pour quoi ? Oh tout simplement parce que le soleil n’aime pas beaucoup cette légende, elle lui rappelle un bien mauvais souvenir. Le souvenir qu’un jour, il y a de cela très longtemps, un être humain a osé le provoquer, le provoquer, lui, le soleil !
Je vais vous raconter cette histoire. J’espère pour vous qu’il fait nuit ou que vous etes dans un endroit bien protégé du soleil… alors voilà.
Un jour donc, un jeune marié apprit par son épouse qu’elle allait avoir un bébé. Tous les deux s’en réjouirent mais ce que ne savait pas le futur papa c’est que, tous les matins, en regardant le soleil, sa femme très orgueilleuse, caressait doucement son ventre en disant :
« Tu vois le soleil, tu es beau, très beau mais mon enfant sera beaucoup plus que toi. »
Et ce la dura, en secret 9 mois.
La nuit de la naissance. Le tonnerre gronda plusieurs fois et une petite fille naquit. Un peu plus tard, le père la prit dans ses bras et en la regardant, prononça ces paroles :
« Ma fille tu es plus belle que le soleil, nous allons t’appeler TAFUYT. »
Mais au même moment, la maman encore cochée poussa un cri en faisant un sursaut. Elle venait de rêver que le soleil, lorsque elle sortirait de chez elle avec sa fille pour la première fois, le soleil dans un éclair de feu, la grillerait sur place en un instant.
Tafuyt, grandit jour après jour et, jour après jour elle devenait de plus en plus resplendissante. Un détail toutefois, elle n’avait pas le droit de sortir de la maison ni de s’approcher de la fenêtre et ceci tous les jours où le soleil brillait dans le ciel quand elle eut 5 ans mari que la petite avait disparu et elle en profita aussitôt pour sortir en plein jour. Tafuyt n’était plus avec elle donc elle ne risquait plus rien de la part du soleil.
Le serviteur déposa tafuyt au pied d’un grand arbre et reprit aussitôt. C’est une chèvre sauvage qui découvrit la petite et lui donna à téter de son lait.
Les années passèrent. Tafu yt grandissait et devenait une superbe jeune fille aux cheveux noirs.
Un matin, un troupeau de dromadaires vint paître l’herbe bien verte et épaisse de la clairière près de laquelle vivait tafouyt. Elle peignait ses longs cheveux et comme elle n’avait pas beaucoup d’amis à qui parler elle raconte aux dromadaires sa triste histoire.
Tous les dromadaires écoutèrent et aussitôt se mirent à pleurer. Accablés par ce malheur, ils perdirent aussitôt l’appétit et plus aucun d’entre eux ne mangea le moindre brin d’herbe.
Et cela dura sept jours et sept nuits. Tafuyt racontait chaque détail de sa triste vie et les dromadaires, pleuraient, pleuraient sans trêve.
Ce troupeau de dromadaires appartenait au fil du roi. Quand son berger avertit le prince de la maigreur des dromadaires pourtant installés dans le plus beau pâturage de la région, celui-ci voulut comprendre la raison de cette énigme. Il enfourcha son plus beau cheval galopa sans escorte vers le milieu de la foret. Il trouvera sans problème les dromadaires en pleurs et il aperçut également tafuyt. Dès qu’il la vit il sauta du cheval et s’adressant à elle, lui dit :
« Que tu es belle ! Es tu un ange ou un être humain ?
-je suis un être humain, prince. »
le prince demanda aussitôt à tafuyt de l’épouser.
Celle-ci accepter mais à une condition :
J’habite dans ce tronc d’arbre prince. Ma mère m’a déjà fait beaucoup de mal. Je veux devenir ton épouse mais à aucun moment ta mère ne devra me voir avant que nous ne soyaons mariès, accepteras-tu cette terrible condition ? »
Le prince promit que jamais sa mère ne la verrait avant son mariage et lorsque revint au palais il raconta à ses parents qu’il allait épouser un tronc d’arbre.
Inutile de dire que tout le monde crut qu’il était devenu fou. Une nuit, il fit enlever le tronc d’arbre dans lequel tafuyt s’était cachée et enferma le tout dans la septième pièce de ses appatements.
Dans le palais, le prince possédait sept pièces. Pour arriver à la septième, il fallait traverser les six autres et chacune d’elles fermait à clé. Seul le prince possédait les clés de ces sept portes.
Le jour du mariage approchait et tafuyt et le prince en étaient très heureux. Une seule ombre toutefois, le prince devait s’absenter sept jour pour accompagner son père le roi dans une visite officielle au nord du royaume.
oui désolé je peux pas réctifier le texte de fait que tu as répondu. voici ce que monque: quand elle eut 5 ans, sa mère paya tres cher un serviteur pour aller perdre sa fille dans la foret.
...Qand il partit, il laissa les clés de ses sept pièces à sa ville et fidèle servante en lui recommandant d’apporter plusieurs fois par jour de quoi manger et boire à tafuyt. Naturellement, il lui fit promettre d’y aller seule et surtout de ne jamais donner les clés à sa mère, la reine.
La reine n’était pas une mauvaise femme, non, au contraire mais elle souhaiter plus que tout voir au moins une fois le tronc d’arbre qu’allait épouser son fils, le prince. Et ça, on peut le comprendre, non ?
Elle offrit tout d’abord un collier en or à la vielle servante mais celle-ci refusa. Le lendemain, elle fit apporter un coffre rempli de pièces d’or, la vieille femme refusa encore .mais le sixième jour elle fit apporter à la servante âgée, un plat de composition appelé IFSSAN D- TAMAMT personne dans le royaume ne réussissait ce plat aussi bien qu’elle.
La vieille gourmande ne peut pas résister et elle offrit en échange le trousseau de clés à la reine. Quand le prince revint, il trouva la première porte ouverte, puis la deuxième et plus il avançait dans chacune des pièces, plus il marchait dans un liquide qui ressemblait à de l’eau. A la sixième pièce, le liquide lui arrivait aux genoux et quand il ouvrait la porte de la septième, il aperçut tafuyt qui baignait dans ses larmes :
« tu m’as trahie, prince, ta mère m’a vue » et je vais devoir rejoindre le soleil. Au revoir prince au revoir, au revoir !
El la belle jeune fille se transforma en un bel oiseau qui prit son vol envol en direction du soleil.
Le prince fit venir tous les magiciens du royaume. Un très vieux sage lui ordonna ceci :
Va seule sur la plus haute montagne du royaume, grimpe à, son sommet et demande à l’aigle de t’emmener à la septième mer. C’est là que se trouve tafuyt. Mais attention cet aigle est très vorace, tu devras te munir de sept morceaux de viande crue. Chaque fois que tu traversera une mer, l’aigle voudra dévorer un morceau de viande donne lui aussitôt, sinon c’est toi qu’il dévora … »
L’aigle immense accepta de conduire le prince à la septième mer.
Tafuyt fut très heureuse de revoir son prince.
Revenus sur terre, ils se marièrent. On ne sait pas vraiment qui fut invité ce mariage ce que l’on sait seulement c’est que ce fut le beau mariage que l’on ait jamais !
Posté le: 24 Nov 2007, 16:06 Sujet du message: Merci !
Azul issigniw
Tu sais que ce conte fait parti du manuel scolaire Mes apprentissages EN FRANÇAIS ; livre de l’élève ; 6ème année de l’enseignement primaire . Il n y a pas 2 jours que je l’ai lu, ça m'a beaucoup plu et moi aussi j'avais l'attention de le poster sur le site. Tu m'as devancée .
C'est un très beau conte. Merci.
oui analisa vous avez absolument raison. ce conte je l'ai extrait du manuel de 6ème année primaire délégation de Tanger bnimakada le programme n'est pas le même au niveau national.
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Posté le: 28 Nov 2007, 15:37 Sujet du message: le SEPT
c'est un beau conte, il fait du bien à lire. J'ai repéré qu'il y avait beaucoup de "sept", alors ça m'a mis la puce à l'oreille et j'ai cherché. Voilà des extraits de ce que j'ai trouvé pour vous (après je vous dis pourquoi) :
Sept symbolise un cycle complet (chaque période lunaire dure sept jours et les quatres périodes du cycle lunaire (7 x 4) ferment le cycle. Sept indique le sens d'un changement après un cycle accompli et d'un renouvellement positif.
Sept est utilisé 77 fois dans l'ancien testament. Le chiffre sept, par la transformation qu'il inaugure, possède en lui-même un pouvoir.
Correspondant au nombre des planètes, sept caractérise toujours la perfection, sinon la divinité.
Dans l'Islam, sept est également un nombre faste, symbole de perfection : sept cieux, sept terres, sept mers, sept divisions de l'enfer, sept portes… Les sept portes du paradis s'ouvrent devant la mère de sept filles. On lit sur la femme enceinte menacée d'un danger sept versets de la sourate. En Iran, au moment de l'accouchement, on plaçait sur une nappe une lampe allumée et on garnissait la nappe de sept sortes de fruits et de sept espèces de graines aromatiques. L'enfant recevait généralement son nom le septième jour. Parfois, à la veille de son mariage, une jeune fille se rend à la rivière, remplit et vide sept fois sa cruche, puis jette à l'eau sept poignées de grains, symbole magique de fécondité.
Au Maroc, les femmes stériles enroulent leur ceinture sept fois autour du tronc de certains arbres, puis l'attachent à l'une des sept cordes qui y sont fixées.
Les exemples sont innombrables. Il s'agit d'un nombre sacré, généralement bénéfique, parfois maléfique. Un dicton déclare que "sept est difficile".
Le célèbre ouvrage de Nizami, "les sept princesses", joint le symbolisme des couleurs à l'astrologie : sept palais ont chacun la couleur des sept planètes ; dans chacun d'eux se trouve une princesse de l'un des sept climats.
Les sept différentes étapes sur la voie mystique sont symbolisées par Attar dans son poème intitulé "le langage des oiseaux", par sept vallées : la première est celle de la recherche, la deuxième est celle de l'amour, la troisième est celle de la connaissance, la quatrième est celle de l'indépendance, la cinquième est celle de l'unité, la sixième celle de l'émerveillement, et la septième, celle du dénuement et de la mort mystique.
Sept, somme du 4 femelle et du 3 mâle, est également le nombre de la perfection pour les Bambaras. Le dieu souverain, Faro, dieu d'eau et de verbe, habite le septième ciel, avec l'eau fécondante qu'il dispense sous forme de pluie. C'est également dans le septième ciel que s'abîme chaque soir le soleil à la fin de sa course. La terre, comme les cieux, comprend sept étages et les eaux terrestres sont également au nombre de sept, de même que les métaux. Somme de 4 et de 3, Sept est le signe de l'homme complet (avec ses deux principes spirituels de sexe différent), du monde complet, de la création aboutie, de la croissance de la nature. Il est aussi l'expression de la parole parfaite, et par là, de l'unité originelle.
…etc etc… sur six pages, qui épluchent tous les symboles avec le nombre sept dans le monde entier, dans la plupart des cultures.
Alors j'ai dit "après je vous dis pourquoi", en fait, c'est pour vous dire merci, parce c'est clair que ce conte, en insistant sur le sept, cherche à nous exprimer quelque chose. J'ai appris que les contes nous parlent au moyen d'images ou de symboles, ils servent à nous donner des "clés" pour comprendre la vie. Ils peuvent aussi guérir, orienter, et faire rêver… Et cette histoire là, elle est vraiment très riche. Merci à vous…
(d'après le mythe apache de la Création) : Au commencement était Ishtun-e-glesh, Femme-peinte-en-blanc. Elle n'avait ni père ni mère, mais Yusen (Rebbi) avait eu le pouvoir de la créer et il fit descencdre au monde, où elle logea dans une caverne. Il fut un temps où Femme-peinte-en-blanc vécut seule. Elle voulut tellement avoir des enfants qu'elle dormit avec le Soleil et, peu après, elle donna naissance à Tueur-de-monstres. Puis quatre jours plus tard, elle tomba enceinte de l'Eau et elle accoucha d'Enfant-de-l'eau. Tueur-de-monstres et Enfant-de-l'eau grandirent, et elle leur apprit les choses utiles de la vie. Ils quittèrent leur foyer et, suivant le conseil de leur mère, débarassèrent la Terre de la plus grande partie de ses maux. Ishtun-e-glesh ne devint jamais vieille. Atteignant un certain âge, elle chemina vers l'Est, et elle vit au bout d'un moment qu'une autre elle-même venait à sa rencontre. Elles ne formèrent à nouveau qu'une personne, qui prit l'apparence d'une jeune fille.
_________________ L`homme libre est celui qui aide l`autre à le devenir. (Fondation France Liberté)