Posté le: 19 Nov 2007, 3:47 Sujet du message: Lettre de Malika Mezzane
Lettre ouverte à Mr Arias Manzo Secrétaire général de l’organisation« POETES DU MONDE »
Mr Arias Manzo, bonjour
Je suis Malika Mezzane, poétesse amazighe d’origine marocaine, membre de votre mouvement pour la justice et la paix, et porte parole du Monde Amazigh, ma grande patrie, auprès de votre organisation.
Permettez moi, monsieur, de vous dire qu’il existe au sein de votre site beaucoup d'injustice voire beaucoup de racisme et ce contrairement à l'esprit de ce beau manifeste des poètes du monde qui vise à rendre justice à tous ceux qui en ont besoin au moins à travers la poésie.
Il suffit d'y jeter un simple regard pour ressentir cette injustice :
Tous les poètes du monde y figurent selon le continent où se situe leur pays, seuls les poètes de l'Afrique sont présentés selon des critères politiques, idéologiques, et même racistes. Ainsi on y trouve les poètes de l'Afrique (Noire) d’une part, et les poètes de l'Afrique du Nord sous cette appellation " monde arabe " d’autre part, alors que la vraie identité de cette région du monde est l'AMAZIGHITE.
C’est malheureusement une réalité qui montre qu'on n'a pas été tout à fait fidèle à la bonne volonté de votre mouvement ni à son esprit exprimé dans ce manifeste universel voulant être juste et humain.
J'ai tant discuté cette injustice avec votre ambassadeur auprès du « monde arabe » le poète universel Mr Youssef Rzouga et lui ai proposé de présenter les poètes amazighs, africains eux aussi selon le même critère, celui bien entendu, du continent duquel ils viennent mais en vain. En effet jusqu'à maintenant, il n'a rien changé et je crois qu'il ne le fera pas à cause de son attachement aveugle à son identité arabe qu’il est trop fier d’imposer à tous les poètes du Nord de l’Afrique et à tout prix ( !?)
En refusant, ou en tardant au moins, à changer les choses dans notre site à tous, Mr Rzouga a donné, malheureusement, une preuve qui montre qu'il ne suffit pas de signer ce beau manifeste des poètes du monde pour en devenir un, mais qu’il faut sûrement croire en ses valeurs et les défendre en s’en inspirant soi même pour changer le monde.
Mr Arias Manzo,
Je crois que vous êtes le seul à avoir le courage, l’amour et la compréhension qu’il faut pour que les poètes du Nord de l’Afrique ne soient jamais que POETES AMAZIGHS quelque soit leur langue d’expression et c’est pourquoi je me suis adressée à vous en espérant vous voir agir très positivement.
Mr Arias Manzo,
Veuillez accepter mes sentiments les plus sincères.
Malika Mezzane
Poétesse amazighe arabophone
Porte parole du monde amazigh
0033 6 21 12 25 90
malika_mezzane@hotmail.com
Ayyuz........... pour ton courage et ton militantisme !Des Femmes comme toi, on aimerait en avoir beaucoup plus pour que notre cause avance plus vite.Continue à te battre, nous aussi..
Tanmmirt nnem
Posté le: 21 Nov 2007, 18:03 Sujet du message: Sagesse!
Cette lettre représente la sagesse dans toute sa splendeur.
Moi je suis toujours pour une revendication pacifique. Il y a quelques uns qui sont contre, je peux leur donner raison, étant donné qu'il n y a pas de résultats dans l'immédiat, mais j'aime leur dire que le temps de force est dépassé, actuellement, c’est le temps des discussions, des manifestations pacifiques. Même si certains anti-amazighs persistent dans leur idéologie, tôt ou tard, ils seront contrains de rendre à César ce qui lui appartient.
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Posté le: 26 Nov 2007, 20:13 Sujet du message: prise à mon propre piège
Tanmmirt, Sabir ; au moins, je sais que je n'ai pas fait de fautes en essayant d'écrire le peu de tamazight que je sais (et que j'apprends toute seule). La prochaine étape, c'est arriver à déchiffrer ce que tu as dit après "oua yeh" (je sens que le "3" va m'occuper pendant les longues soirées d'hiver). alors aide-moi, s'il te plaît…
Message à Aitsghrouchen (les autres, fermez les yeux !) : poussin, je crois que vous les avez déjà depuis longtemps, les femmes comme elle… Heureusement, il y a aussi des hommes comme toi qui sont prêts à les laisser sortir de l'ombre, pour qu'elles se battent à vos côtés, et pas à trois pas derrière… Mais alors...... il faudra courir !
_________________ L`homme libre est celui qui aide l`autre à le devenir. (Fondation France Liberté)
Posté le: 26 Nov 2007, 23:08 Sujet du message: Re: prise à mon propre piège
Tafullust a écrit:
Tanmmirt, Sabir ; au moins, je sais que je n'ai pas fait de fautes en essayant d'écrire le peu de tamazight que je sais (et que j'apprends toute seule). La prochaine étape, c'est arriver à déchiffrer ce que tu as dit après "oua yeh" (je sens que le "3" va m'occuper pendant les longues soirées d'hiver). alors aide-moi, s'il te plaît.
Eh ben chère tafullust j'aurai beaucoup de pitié pour toi toutes les longues nuits cette saison car tu va puiser toute la matière grise pour pouvoir déchiffrer.Ce que je venais d écrire en une seule ligne comme tu le remarques est composé de beaucoup de pièges de tamazight .Il y a grammaire; accord, grandeur,pronom, superlatif lol ,etc. mais si tu n 'arrives pas , je t aiderai.Mais en réalité je suis sur de tes capacités, si je ne peux pas dire que tu maitrises bien la langue de tamazight plus que moi-je salue en toi cette volonté-seulement...
Dernière édition par sabir le 27 Nov 2007, 16:39; édité 1 fois
Azul tafullust
la femme en générale a beaucoup souffert avant d'arriver là où elle est. Car la femme d'avant était automatiquement femme au foyer, pour l'homme la femme devait effectuer toutes les taches ménagères, et faire des enfants,Par contre la femme d'aujourd'hui a beaucoup évoluée. Est-ce que dans le bon sens ou pas ? Pour que la femme arrive là où elle est ? C'est grâce au combat quotidien des femmes, puisque suite à toutes ces démarches la femme a vraiment évolué,j'en suis tres content ,prêts à les encourager de sortir de l'ombre, pour qu'elles se battent à nos côtés
de toutes façons nous ne sommes rien sans vous les femmes
femmes je vous aime
Khadija AzalamNée de parents soussis immigrés aux Pays-bas, Khadija Azalam, jeune femme on ne peut plus dynamique, est d’une efficacité à complexer plus d’un mâle. Jugez-en : mère de famille, présidente de Tamaynut-Hollande, féministe convaincue, « nomade » pour les besoins de la cause ; bref, une vraie militante pourvue d’une volonté non seulement de fer mais carrément d’acier. Et c’est vraiment le cas de le dire. Un parcours vraiment à méditer. Pourvu que l’on en prenne de la graine !
Vous êtes née et avez grandi en Hollande, comment devient-on militant amazigh dans ces conditions ?
J’ai commencé à m’intéresser à la culture amazighe très jeune, à partir de l’âge de 12 ans pour être plus précis. En fait, je ne parlais que le néerlandais jusque-là. Pour ne pas être coupée de mes racines, ma mère a pensé qu’il était plus qu’important que je maîtrise aussi le tachelhit. Presque à la même époque, j’ai essayé d’apprendre parallèlement l’arabe à l’école publique, mais en vain. Pour la simple raison qu’il s’agit d’une langue extrêmement complexe et compliquée en même temps. D’autant plus qu’elle ne ressemble en rien à notre bonne vieille langue que mes parents parlaient et parlent toujours à la maison.
Il faut aussi reconnaître que j’avais la chance d’avoir une famille très portée sur la culture amazighe. Mes parents raffolaient des nouveautés du cinéma amazigh et écoutaient énormément la musique des rways, Izenzaren, ahwach... Mon père était même un rrays à la fin des années cinquante. À ce propos, il voue, encore et toujours, une grande admiration pour feu Haj Belaïd dont il aimait reprendre le répertoire musical. Quant à ma mère, elle n’était pas non plus en reste. Elle cousait beaucoup de broderies à base de symboles amazighs. Comme notre fameuse fibule (tazerzit). Elle préparait aussi toutes sortes de plats typiquement de chez nous : amlou, lebsis, tajine... Qui plus est, mes parents discutaient beaucoup de la situation des Amazighs au Maroc. D’après eux, s’ils étaient victimes de tant de discriminations, c’était justement parce qu’ils n’étaient pas arabes.
Est-ce que vous avez eu un déclic ?
Bien sûr, mais ce qui l’a provoqué en moi était un simple film amazigh dont le titre était quelque chose avec Tilila. Et plus précisément sa pochette sur laquelle il y avait des signes calligraphiques qui n’étaient ni arabes ni néerlandais. Toute curieuse, j’ai demandé immédiatement à mon père, qui m’a expliqué que c’était le tifinagh, l’alphabet avec lequel nos ancêtres transcrivaient notre langue. En réalité, j’ai pris conscience très jeune que notre langue n’est pas l’arabe, mais bel et bien le tamazight. J’ai commencé ainsi à me documenter en allant à la bibliothèque pour en savoir davantage sur mon propre peuple. Aux vacances d’été, lorsque je rentrais au Maroc, j’aimais beaucoup me ressourcer dans les montagnes d’Ida-ou-Tanane où mon père a vu le jour.
Chemin faisant, je me suis rendu compte que les Amazighs sont un peuple à part avec une culture riche et une histoire très ancienne qu’il faut impérativement protéger et préserver contre les aléas de la vie et surtout contre les dangers qui les guettent. En grandissant, je me suis alors intéressée à la politique. C’est là que je suis devenue plus consciente de la véritable situation sociale et politique des Amazighs. Depuis, j’ai pris l’engagement de tout faire pour améliorer leur situation et garder leur culture vivante en usant de ma double appartenance amazigho-européenne. Pour mes études, je fais beaucoup de recherches dans le domaine amazigh en rapport avec ma spécialisation : l’archéologie. À l’avenir, je ne vais me consacrer qu’à cela. Surtout que les possibilités qu’offre cette discipline sont encore malheureusement largement sous-estimées par nos étudiants amazighs.
At last but not least, mon souhait est que l’amazighité soit moderne sans rien perdre de ses spécificités qui la caractérisent tant. Beaucoup de gens pensent, à tort bien évidemment, qu’elle est dépassée et synonyme d’analphabétisme et d’autres préjugés du même genre. Nous avons une belle culture et une histoire riche que nous devrions préserver et les montrer, sans aucun complexe, au monde entier. Il faut que l’on soit fier de ce que nous sommes, à savoir des gens de la montagne. D’ailleurs, si notre culture et notre langue existent encore c’est justement grâce à ces valeureux montagnards et bien sûr grâce aussi- il ne faut jamais l’oublier- à la gent féminine, la gardienne par excellence de la culture amazighe.
Quelles sont les actions que vous avez entreprises en faveur de l’amazighité aux Pays-Bas ?
Nous faisons beaucoup de choses. Nous organisons à titre d’exemple des séances d’informations sur la culture amazighe dans les écoles et dans d’autres établissements éducatifs. Nous mettons aussi sur pied des rencontres entre Amazighs eux-mêmes et avec des étrangers s’intéressant à la culture amazighe. J’ai préparé quelques émissions pour la télévision néerlandaise et BRTV. D’ailleurs, cet été, j’ai réalisé un documentaire sur le Souss en collaboration avec la télévision néerlandaise. J’étais très contente de passer six semaines à concocter un bon travail sur la culture, la politique et la situation sociale des Amazighs du Sud.
De plus, nous avons mis au point des supports éducatifs pour apprendre le néerlandais pour les amazighophones. Il faut savoir qu’aux Pays-Bas, il y a une forte communauté d’immigrés de la première génération qui ne parlent pas du tout ou très peu le néerlandais. Il y a aussi les nouveaux arrivants pour qui ce doit être une très bonne méthode pour apprendre le néerlandais, c’est-à-dire le parler et l’écrire assez correctement. Mais il faut beaucoup d’efforts pour informer les gens et leur permettre ainsi de s’intégrer facilement en maîtrisant la langue de leur pays d’accueil.
Nous faisons également beaucoup d’activités à l’étranger, comme la création de Tamaynut-Îles Canaries à Tenerife. Il va sans dire que tout cela demande énormément d’efforts. Mais nous sommes très heureux de coopérer avec nos amis guanches. Notre dernier projet consiste dans la création de la Fondation Tamaynut de la femme amazighe pour le Forum féministe européen. À ce propos, c’est moi-même qui suis la coordinatrice de ce projet. Pour d’amples informations, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : http://europeanfeministforum.org/spip.php ?article181&artsuite=0〈=fr
J’espère de tout cœur que vous allez trouver tout cela intéressant. Même si c’est un projet qui est très prenant, car je suis amenée à voyager très souvent.
Et quoi encore ?
Nous collaborons aussi avec les hôpitaux en leur fournissant, à titre d’exemple, des renseignements en tamazight pour les diabétiques. En ce moment, nous travaillons sur un projet visant à préparer des informations au profit des écoles élémentaires sur l’histoire commune entre le Maroc et la Hollande. Ce projet est appelé "Mail uit Barbarije" inspiré par un livre écrit par M. Peter van Beek. Celui-ci y raconte l’histoire d’Abdel, un jeune garçon originaire d’Agadir, et d’une fille néerlandaise nommée Anne ; mais l’ensemble de l’ouvrage est sur le célèbre marchand néerlandais Michiel de Ruyter, qui a séjourné à Agadir durant plus de 8 mois en 1650. En fait, l’histoire entre les Pays-Bas et le Maroc a commencé avec lui. De fait, la relation historique entre le Maroc et la Hollande a commencé dans le Sud il y a plus de 400 ans, mais actuellement la plupart des immigrants marocains en Hollande sont originaires du Rif. Voici le lien si vous voulez en savoir davantage : http://www.mailuitbarbarije.nl/
Est-il vrai que la communauté amazighe en Hollande est rongée par l’extrémisme religieux ?
Il existe effectivement une minorité dans la communauté amazighe néerlandaise, qui est fortement influencée par l’extrémisme, le fanatisme et même le terrorisme. Mohamed Bouyeri est célèbre à ce sujet. Mais nous avons également le Groep Hofstad, Samir A., etc, qui sont aussi des Amazighs pur sucre. À mon avis, la raison pour laquelle tous ces jeunes choisissent de se rebeller, en optant malheureusement pour le fanatisme, est due, en grande partie, à la discrimination qu’ils subissent aux Pays-Bas. Ils se trouvent donc seuls et n’ont personne pour leur tendre la main. Mais malheureusement, ils rencontrent toujours des extrémistes sur leur chemin. D’un autre côté, il y a ceux qui choisissent un autre extrémisme, l’athéisme. A lire dans la même rubrique
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Comme vous pouvez le remarquer, le problème avec les nôtres, c’est qu’ils ont une attirance étrange pour les extrêmes. Il ne faut même pas leur parler de juste milieu.
En fait, tout cela n’est jamais positif. Être musulman et amazigh est possible. Comment ? En prenant les avantages de l’un et de l’autre. Je crois fermement que les gens ne devraient en aucun cas exploiter l’Islam ou toute autre religion pour leurs propres intérêts personnels ou politiques. La religion doit être respectée. C’est quelque chose qui appartient à la personne et doit impérativement rester dans le domaine privé. Mais ce qui me dérange le plus avec la communauté marocaine en Hollande, c’est qu’elle se définit plus comme musulmane que marocaine ou amazighe. Oui, l’islam est sa religion, mais pas son identité. En fait, elle mélange tout d’où les dérives parfois meurtrières de certains de ses membres en rupture de ban.
Comment voyez-vous l’avenir de cette communauté amazighe en Hollande ?
Mon but dans la promotion et la défense de l’identité amazighe est d’amener les gens à comprendre qu’il est possible d’être musulman et amazigh, que nous pouvons faire une différence entre les deux. Si nous ne faisons rien, les choses iront de pis en pis. Plus grave encore, l’avenir de notre communauté ici sera compromis dans un proche avenir. Dans ce cas, les parents sont très importants dans notre stratégie. Ils doivent être systématiquement inciter à faire, désormais, la différence entre la culture et la religion et à ne plus confondre les deux. C’est pourquoi Tamaynut-Hollande travaille d’arrache-pied sur différents projets avec les écoles primaires. Mais il faut beaucoup de temps pour que les parents amazigho-néerlandais saisissent nos objectifs. Ils pensent, souvent malheureusement, que l’amazighité ne représente qu’une partie intégrante de l’identité arabe. Les pousser à renoncer à de telles idées, au demeurant absurdes, est extrêmement difficile, mais nous y travaillons, vaille que vaille.
Que pensez-vous de la place de la femme dans le combat amazigh que ce soit au Maroc ou à l’étranger ?
La place de la femme dans cette lutte est très importante, parce que la culture amazighe est et reste féminine dans une large part. Mais la plupart des femmes n’ont pas conscience de l’importance de leur rôle dans la préservation et la promotion de la culture amazighe. À cause des politiques, sociales et religieuses suivies le rôle de la femme amazighe est devenu aujourd’hui très infime. Elle doit travailler deux fois plus pour obtenir la reconnaissance de ses droits et de sa culture. Je pense qu’il est en général très difficile pour une femme de réussir au Maroc, même si ses droits civils se sont un peu améliorés avec la nouvelle "mudawwama" promulguée dernièrement.
Il est regrettable de constater que beaucoup de femmes amazighes ou arabisées sont encore analphabètes, mais tout cela est en train de changer dans un sens positif. L’éducation et une plus large prise de conscience de son identité sont, à mon point de vue, les choses les plus importantes pour une femme amazighe pour réussir dans cette lutte. De plus, nous avons des féministes au Maroc qui font ce qu’elles peuvent. En tous les cas, le combat des femmes n’est pas près de finir. Savez-vous qu’en Hollande, considérée comme progressiste à ce niveau, la femme gagne toujours un salaire inférieur à celui de son collègue masculin pour le même travail et avec les mêmes qualifications ? Vous devez aussi comprendre une chose, la situation de la femme amazighe en Europe est doublement difficile : elle doit travailler deux fois plus durement dans un environnement politique et social où le racisme et les discriminations sont, hélas, monnaie courante.
Quel type de rapport entretient Tamaynut–Hollande avec Tamaynut-Maroc ?
Nous avons de très bonnes relations professionnelles. Nous considérons notre association comme une section européenne de Tamaynut-Maroc, même si elle reste indépendance car elle a ses propres objectifs. Je pense qu’il est très important qu’une organisation comme Tamaynut obtienne une plus grande reconnaissance en raison de son travail et son sérieux. C’est pourquoi j’ai participé à la création de Tamaynut-Îles Canaries il y a quelques mois. Il y a d’autres qui travaillent sur le projet d’une association Tamaynut en Libye. J’espère que nous pourrons également mettre en place une section de Tamaynut dans le Nord du Maroc et même, pourquoi pas, en Algérie. Il est plus que vital que nous, tous, mettions la main dans la main parce que nous nous battons pour exactement les mêmes objectifs : la reconnaissance officielle de l’identité et la culture amazighes. Mon message personnel donc à tous les militants amazighs à travers le monde : nous devons sensibiliser nos populations pour les impliquer davantage dans notre combat. C’est la condition sine qua non de notre réussite. Il ne faut pas qu’il soit indéfiniment prisonnier aux mains de l’élite. Il faut le rendre davantage populaire.
Pour finir, que pensez-vous des dernières violences dans les universités marocaines ?
Je pense que nous devrions tous respecter les idées de tout un chacun sans jamais utiliser une quelconque violence même verbale. Le monde serait un endroit extrêmement ennuyeux si nous partageons tous les mêmes opinions. Aux militants amazighs d’avoir une approche plus intelligente des agressions dont elles seraient victimes et même les ignorer même si je sais que c’est très difficile. En tous les cas, je crois fermement qu’il ne faut jamais user de la violence comme un moyen d’expression.
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Posté le: 29 Nov 2007, 18:22 Sujet du message: ad zêrgh kra, ur zêrigh yat…
Sabir a écrit:
Eh ben chère tafullust j'aurai beaucoup de pitié pour toi toutes les longues nuits cette saison car tu va puiser toute la matière grise pour pouvoir déchiffrer. (...) je salue en toi cette volonté-seulement...
merci attas, Dadda, je vois que, au lieu de me donner la semoule à la petite cuillère, tu me laisses avec mon assiette pleine, comme une grande. Je n'en attendais pas moins de ta sagesse, ô, Sabir-Wan-Kenobi. J'espère que la force sera avec moi, pendant ces longues nuits à la chandelle ! …mais au printemps, tu me paieras la soupière neuve, parce que j'aurai réussi…
ps : les gars, interdiction de me filer la trad' en douce, merci. Princesse Leïa relève le (ta)défi.
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Posté le: 30 Nov 2007, 0:02 Sujet du message: Re: ad zêrgh kra, ur zêrigh yat…
Tafullust a écrit:
Sabir a écrit:
Eh ben chère tafullust j'aurai beaucoup de pitié pour toi toutes les longues nuits cette saison car tu va puiser toute la matière grise pour pouvoir déchiffrer. (...) je salue en toi cette volonté-seulement...
merci attas, Dadda, je vois que, au lieu de me donner la semoule à la petite cuillère, tu me laisses avec mon assiette pleine, comme une grande. Je n'en attendais pas moins de ta sagesse, ô, Sabir-Wan-Kenobi. J'espère que la force sera avec moi, pendant ces longues nuits à la chandelle ! …mais au printemps, tu me paieras la soupière neuve, parce que j'aurai réussi…
ps : les gars, interdiction de me filer la trad' en douce, merci. Princesse Leïa relève le (ta)défi.
ok on évaluera tes capacités et tes compétences en tamazight .Tu as tout le temps pour faire ce devoir.la durée tu l a choisie toi meme donc pas droit aux erreurs lol
Inscrit le: May 24, 2007 Messages: 364 Localisation: Longitude : 5.09 Latitude : 44.29
Posté le: 03 Déc 2007, 19:08 Sujet du message: y'en a une autre... (de lettre)
...une autre lettre ouverte :
Lettre ouverte de Malika MEZZANE
à Mr Youssef RZOUGA
et, à travers lui, à tous les poètes du monde
Cher Youssef Rzouga,
Salutation poétique et humaine,
Il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre de l’un des poètes amazighs les plus en vue, me faisant part de son désir d’adhérer au site «Poètes du Monde», à condition qu’il (le poète) ne soit pas intégré dans la rubrique «Monde Arabe».
La position de ce poète est celle de tous les poètes amazighs fiers de leur appartenance et soucieux de l’avenir de leur culture. C’est une position que je partage depuis toujours, à laquelle je suis fidèle et que je défends.
Cher Youssef Rzouga,
Je ne te cache pas qu’après avoir reçu cette lettre émouvante, je suis confrontée -plus que jamais- à la question préoccupante suivante :
Comment faire pour répondre au désir de ce poète amazigh et à ceux de ses semblables au niveau de notre site «Poètes du Mondes» ?
C’est pour cela que j’ai décidé de poser la question à ton honorable personne, (et à travers toi, à la conscience humaine de tous les poètes du site), d’abord en tant que personne cultivée, ensuite en tant que poète, enfin en tant qu’ambassadeur d’une région du monde qu’on a pris l’habitude de nommer «Monde Arabe», malgré la connotation exclusive et discriminatoire de cette appellation à l’encontre de vérités historiques et culturelles criardes.
Cher Youssef Rzouga,
Que peut-on répondre à ces poètes ?
Doit-on s’excuser et reporter leur reconnaissance jusqu’à ce que les politiciens se mettent d’accord (si jamais ils le sont un jour) et leurs octroient un droit combien naturel, et dans ce cas, nous demeurerons, nous poètes, à la traîne des politiques, incapables d’assumer notre mission et de contenter notre conscience ?
Ou bien, est-il plus judicieux pour nous dans le site, conformément à son merveilleux manifeste qui nous unit autour des plus hautes valeurs humaines, que nous recherchions une solution qui les satisfait -(comme ils le souhaitent et comme ils en ont droit)- sur la base qu’il ne faille pas les exclure, et que tout abus au sujet de leur identité ou blessure de leurs sentiments sont refusés ?
Cher Youssef Rzouga,
Je ne sais pas quelle est ta position sur ce sujet et quelle est la solution que tu dois trouver à cette problématique, c’est pourquoi je te fais part de la proposition personnelle suivante :
Que le site «Poètes du Monde» réserve un espace aux poètes du Moyen Orient et un autre espace aux poètes du Nord de l’Afrique, qu’ils soient arabes ou amazighes, au lieu d’inclure tous ces poètes dans la rubrique «Monde Arabe», un monde qui n’existe que dans l’utopie politique des régimes arabes injustes, car cette appellation, que nous le voulions ou non, est exclusive des droits et de l’identité amazighe des poètes de cette région qui nous est chère, eu égard à son apport prestigieux à la civilisation humaine dans les domaines philosophique, scientifique et littéraire, apport que seuls les ignorants ou les injustes peuvent nier.
Cher Youssef Rzouga,
Je mets entre tes mains (et entre celles de tous les poètes du site), une copie résumée des lettres électroniques que j’ai échangées avec le poète en question, tout en te laissant avec ta conscience et ta sensibilité humaine, afin que tu puisses sentir son contenu et ses sentiments, et afin que tu donnes la preuve irréfutable -comme tu l’as déjà fait en reconnaissant le Kurdistan et ses poètes- que tu es au dessus de toute discrimination ethnique ou culturelle, et que tu es loin de tout calcul idéologique et politique mesquins.
Avec tous mes sentiments humains les meilleurs.
Malika Mezzane
Poétesse amazighe
Membre du site «Poètes du Monde»
Porte-parole du Monde Amazighe
Source : http://malikamezzane.maktoobblog.com Notes pour les poètes amazighophones:
Vous pouvez adresser vos messages et vos demandes d'adhésion au site Poetes du Monde sur www.poetasdelmundo.com
Prévoir une photo, 3 poèmes choisis et une biographie
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Imurig n ucengu, gan tamtunt i tmara, kerzen digneγ agu; nesnuggur tafrara!
…dommage que je sois pas amazighe ni encore "amazighophone", sinon, je me serai déjà inscrite… les trois poèmes, je les ai, la biographie, y'a plus qu'à, et la photo… je lisse mes plumes !
non, mais sérieusement : si tout le monde s'inscrit avec la demande "poète amazigh", qu'est-ce qu'ils vont faire, les poetas del mundo ?… S'ils recoivent des centaines de demandes… des milliers de demandes… des milliaaaaaards de demandes… Remarquez, à ce niveau-là, c'est à se demander pourquoi s'adresser encore à patatasdelmundo : y'a qu'à créer une assoce et un site "poètes amazighs du monde", pis c'est tout…
…mais franchement, ça, ça m'énerve : attendre 107 ans que quelqu'un se décide à bien vouloir baisser son noble regard sur le petit machin qui trépigne quelques mètres plus bas ! BRDL ! mais si les timawayin et les izlan et les timdyazin et les tiɣuniwin, c'est pas spécifiquement amazigh, alors…
y'a pas de quoi en être fier ?
franchement...
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