Posté le: 24 Fév 2006, 18:16 Sujet du message: L'arabisation en algerie
ci joint un document sur l'arabisation en algerie de
>>Mohamed Lakhdar Maougal refusé par un quotidien francophone algérois en 1996<<
L'ARABISATION TOTALE, CAP 1998, ENTRE LES MYTHES
TENACES ET LES TRISTES REALITES
Pour avoir subordonné les questions politiques aux questions culturelles dans notre combat d'émancipation nationale, notre question lingistique se sera vite transformée en abcès de fixation.
La crise, dites berbériste, de 1948-49 n'en fut que l'épisode le plus saillant. En fait , elle posait déjà, le problème du choix de modèle de société de l'après indépendance. Quelle allait être la vocation de la culture algérienne entre l'authenticité autochtone africaine amaziro-musulmane ou l'authenticité orientale culturo-religieuse arabo-islamique ?
Il faut souligner que si l'occidentalité de l'Algérie n'était point recherchée, mise à part par une minorité très réduite, l'africanité par contre n'aura été posée et revendiquée que par l'écrivain et poète Kateb Yassine. Restait la question linguistique sur laquelle allait peser une lourde hypothèque, en raison des incidences socio-politiques et culturelles.
Et à cette époque notre pays ne connaissait qu'une très relative dispersion linguistique sur quatre codes, deux écrits « l'arabe et le francais » et deux autre orale « le zayri et le tamazirt »
Combien de pays africains nous envient, rien que pour cela!
Mais pourquoi l'algérie, trente année après l'indépendance, n'a-t-elle toujours pas réglé la question linguistique ?
Si ont devait mettre de côté l'hypothèque de la politique politicienne et les sordides calculs d'alliances ou de manipulations, le problème technique de la langue n'en apparaîtrait que plus claire et certainement plus évident. Pour ce faire il ya tout lieu de se poser la bonne question pour enclencher un processus de réponses correctes.
La langue, toute langue, est-elle capable de servir comme instrument de développement, et à qu'elles conditions ?
Techniquement parlant une langue est elle même une construction artisanal de fabrication de formes et de sens, indépendamment des sous-bassement culturels qui peuvent la travailler et influer sur le développement et/ou le retardement de ses capacités scientifiques et techniques. Rien ne prédispose une quelconque langue à être plus ou moins véhiculaire qu'une autre sinon le degrés de développement ou d'arrièration des communautés linguistiques qui la pratiquent.
Bien mieux se sont les pratiques dominantes des discours qui finissent par colorer les caractéristiques de la dites langue.
Une langue sera plus symbolique si la communauté qui l'utilise est une communauté de moines ou de derviches tourneurs.
Elle sera plus scientifique si la communauté qui l'utilise est une communauté ouverte sur les questionnements scientifiques tous azimuts.
Et la communauté sera aussi ce que les politiques de culturation et de formation des pouvoirs de décision en feront d'une part, mais elle sera aussi ce que les habitudes acquises de consommation et de d'éducation auront préparé a être et a devenir d'autre part.
Dans un pays très préocupé par la recherche scinetifique et qui s'y consacre et se dote véritablemnt des moyens de la promouvoir, l'usage linguistique ira en se généralisant dans se sens.
Que le fils de la ménagère parle avec sont ami au café ou dans la rue de l'astronomie ou du calcul infinitésimal, leur pratique langagière colorera a leur langue sous la pression de sollicitude pour répondre a leurs questionnements.
Mais si le fils du cadre ou du technocrate se préocupe davantage des questions du rituel ou de l'imaginaire, leur langue se colorera alors des fruits de leurs préocupations. Seulement, il existe un mimétisme qui voudrait que le fils de la concierge veuille ressembler à celui du médecin.
Les catégories sociales supérieures impriment leurs habitudes et leur comportements aux catégories inférieurs, des citadins aux ruraux, des sédentaires aux nomades.
Ainsi une langue ne sera que se que sont locuteur collectif en fera.
Il existe, bien sur des contraintes objectives comme le fait quasi mécanique que dans une société dont l'Etat dépérit, la culture et la langue dépérissent également.
Et l'Etat dépérit lorsque de locomotive de la société il devient le wagon de marchandise avec sa lanterne rouge.
La culture et la langue sont si sensibles qu'elles deviennent elles-mêmes des moteurs dépanouissement ou de dépérissement, voir de blocage.
Posté le: 02 Juin 2006, 15:20 Sujet du message: langage de dictature
notre chercheur n'a pas approfondi sa recherche sur le langage de la dictature qui vient des dominants pour atteindre et teindre les dominés d'abord citadins et sédentaires.
on voit bien les effets d'un tel processus dans nos sociétés retenues dans le sous développement