Inscrit le: Jan 11, 2005 Messages: 1077 Localisation: Paris
Posté le: 31 Mar 2006, 19:43 Sujet du message: Re: programme
ISMC a écrit:
ISMC a écrit:
Grand concert le 2 avril Place de la République
J - 2
Nous avons jeté un oeil sur le projet de loi tel qu'il a été déposé à
l'assemblée nationale. Notre analyse commune conserve toute son actualité.
les changements opérés par rapport à la version antérieure (celle en
particulier du 9 février) restent limités.
Quelques modifications repérées :
- on pourra retirer la carte "compétences et talents" si les personnes
concernées ont "déçu". les membres de famillle de "compétences et talents"
ne recevront pas, comme cela a été envisagé, la même carte. Ils obtiendront
une carte d'un an "vie privée et familiale" (soumission au visa long). La
procédure pour la délivrance de cette carte "compétences et talents" a été
modifié (plus de référence à une "autorité administrative" devant laquelle
la personne était censée présenter son projet). Les "compétences et talents"
sont soumis au visa long séjour ;
- sur la condition d'intégration républicaine qui subordonne la délivrance
d'un titre de séjour. Le conseil d'Etat ayant dit que cette "notion" n'avait
pas de fondement juridique, le gouvernement a juste supprimé
"républicaine"... C'est dire l'importance du changement. La formule par
ailleurs varie selon les hypothèses : pour la carte "vie privée et
familiale" (L. 313-7°), le projet parle "d'insertion dans la société
française". Pour le regroupement familial, il y aura refus si "le demandeur
ne se conforme pas aux principes qui régissent la République" ;
- sur le travail. Ce serait, dit-on, après avoir entendu notre collectif...
En fait c'est pour rendre moins visible la figure de l'étranger jetable,
telle que nous la décrivons. Sous l'article L. 313-10 (consacré à l'exercice
d'une activité professionnelle), a sauté l'alinéa qui disait dans l'esprit
"si le contrat de travail est rompu, la carte est retirée". Pour autant cela
ne change pas l'esprit du dispositif, qui continue à lier la perennité du
titre à la poursuite du contrat. Sachant que au regard de cette dernière
version - ce qui n'était pas le cas dans les précédentes - pour obtenir une
carte dite "salarié" valable un an, il faut que la personne produise un CDI.
Dans les autres cas, l'étranger aura le statut de "travailleur temporaire"
(on ne prévoit pas le renouvellement du titre en cas de perte de l'emploi +
problème / allocations chômage);
- la contestation des reconnaissances de paternité. Un temps la procédure
devait être étendue à l'ensemble du territoire français, puis limitée à
Mayotte, puis limitée à Mayotte et à la Guyane... Finalement
l'expérimentation du dispositif ne se fera qu'à Mayotte.
Inscrit le: Jan 11, 2005 Messages: 1077 Localisation: Paris
Posté le: 03 Avr 2006, 19:54 Sujet du message: holééééééééééééééééééé
Uni(e)s contre une immigration jetable
Concert « Non à l’immigration jetable » du 2 avril à Paris
Une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes
« Jamais on n’aurait espéré une telle affluence », répétaient à satiété artistes et organisateurs au soir du dimanche 2 avril, quand, vers 19h30, la foule a commencé sa lente dispersion. Au plus fort de l’affluence, les yeux expérimentés de certains chanteurs et musiciens évaluèrent à 30 000 le nombre d’auditeurs qu’ils avaient dans leur champ de vision. Au total, entre 13 heures et 19 heures, sans doute 50 000 personnes sont-elles passées sur la place de la République à Paris pour profiter d’un moment de musique et manifester leur condamnation de l’« immigration jetable » vers laquelle s’oriente de gouvernement dans le projet de loi qu’il s’apprête à proposer au Parlement dans les premiers jours de mai
Au centre de la place, face à la scène, même la statue de la liberté s’était habillée aux couleurs du « Non à l’immigration jetable ».
Beaucoup de jeunes évidemment dans la foulée de leur engagement contre le CPE. Qu’une intervention les y invite et aussitôt ils faisaient le lien : « Ni jeunesse jetable. Ni immigration jetable ».
Leurs parents aussi et, parfois leurs grands-parents. Bref une foule à l’image de la société française, venue en masse.
A l’affiche : Akli D, la Brigade, Rodolphe Burger avec Djiz et John Tchicaï, Cali, Dyonisos, Fil, Kétanou, Lady Laistee, Lola Lafon & Leva, Loïc Lantoine, Bernard Lavilliers, Didier Lockwood, Lo’Jo, Louise Attaque, M.A.P., Souad Massi, Oaïstar, la Rue, Mano Solo, Didier Super, Têtes Raides et 93 Slam Caravane. Ils ont magnifiquement animé plus de cinq heures de musique, de danse et de chansons et exprimé, chacun à sa manière, leur refus du projet de loi. Artistes engagés, même si le terme n’est plus à la mode.
Evidemment, les militants et les sans-papiers des 350 organisations du collectif Uni-e-s contre une immigration jetable ont eu leur mot à dire sous les tentes du « village de la solidarité » et depuis la scène d’où ils ont, à six reprises, expliqué le caractère inadmissible et rétrograde de l’instrumentalisation des migrants : logique d’ensemble du projet de loi, identification de ses victimes, appareil de répression qu’il institue, coups portés à l’asile, logique de précarisation du travail ont fait l’objet des interventions politiques.
Fabuleux concert ! Mais le combat continue. Une ovation a accueilli l’annonce d’un nouveau rendez-vous donné pour une manifestation nationale à Paris le samedi 29 avril.
Fabuleux concert ! Mais pourquoi, sur la foi d’une dépêche de l’AFP du tout début de l’après-midi, alors que rien n’avait encore commencé, la presse a-t-elle souvent compté « quelques centaines de personnes » ? Facilités de rédactions absentes qui colportent la première rumeur venue sans vérifier ensuite que d’autres informations la corrigent. Heureux gouvernement qui tirera profit de la fausse nouvelle...
Fabuleux concert ! Mais sans répit pour les sans-papiers. Au plus fort de la manifestation, l’on apprenait l’arrestation de l’un d’entre eux, venu de Seine-et-Marne, malheureusement arrêté et placé en garde à vue à deux pas du concert, au commissariat de Bastille.
Inscrit le: Jan 11, 2005 Messages: 1077 Localisation: Paris
Posté le: 05 Avr 2006, 17:23 Sujet du message: enfin un président lol
Actualités : LE PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L'UNION AFRICAINE
"Non à l'immigration choisie !"
Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, a fermement dénoncé l'attitude unilatérale de certains pays en ayant recours à des politiques migratoires unilatérales en adoptant l'immigration sélective en déclarant à ce propos: «De façon unilatérale, on décide de piller, de pomper les pays africains de leurs cerveaux. Chaque année, plus de 25 000 diplômés, dans tous les domaines, quittent l'Afrique.» Un continent qui, selon lui, est « victime d'une traite des cerveaux» pénalisant ses efforts de développement.
En effet, ils sont plus de 4 millions d'Africains diplômés installés en
Europe et presque autant dans le reste du monde. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) indique que chaque diplômé accueilli équivalait à une économie minimale de 184 000 dollars. Alpha Oumar Konaré comparera cette traite des cerveaux à celle des esclaves africains aux XVIIe et XVIIIe siècles. S'indignant, il s'est exclamé : «Ceci st inacceptable et extrêmement grave !» Le président de la commission de l'UA note que l'Afrique doit verser 4 milliards de dollars annuellement pour faire venir des expatriés. Il a appelé à un débat en «s'asseyant autour d'une même table avec nos partenaires (pays développés) pour discuter de ce problème ». Pour ce qui est des sites de transit, Alpha Oumar Konaré a invité les pays développés à ne plus traiter la question de l'immigration uniquement sous l'angle sécuritaire. «On ne peut pas acculer les pays africains à jouer les gendarmes et à être les gardiens des autres. Cela n'est pas possible », a-t-il affirmé en substance. Et d'ajouter : «Dire que les pays de transit en Afrique du Nord doivent être ceux où les candidats à l'immigration doivent être bloqués et parqués n'est pas acceptable. Cela ne doit pas se faire et n'arrivera jamais.» Il conclut en encouragent la lutte contre les passeurs et les marchands de sommeil, qui ont quasiment pignon sur rue.
Inscrit le: Jan 11, 2005 Messages: 1077 Localisation: Paris
Posté le: 13 Avr 2006, 9:44 Sujet du message: l'opinion
lopinion.ma (Maroc), 12 avril 2006
Indemniser la corvée de longues années à 2000 euros
La France décide la réactivation de son programme "d’aide au retour" pour circonscrire la clandestinité des immigrés. Lancé en 2005, mais apparemment sans efficacité notoire, le programme a été relancé le 30 mars dernier par une circulaire aux maires des villes françaises les incitant à réactiver ce programme et à le rendre plus efficace.
L’objectif du programme est d’inciter quelque 1500 familles immigrantes, soit près de 5000 personnes à quitter le sol français à destination de leur pays d’origine. Et comme incitation au départ, 2000 euros en contrepartie pour chaque personne majeure et 500 pour les mineurs.
Le programme vise aussi les bénéficiaires de statut d’exilé, surtout ceux originaires de cinq pays considérés désormais comme "sûrs".
Mais, déplore-t-on, les chiffres concernant l’adhésion au programme ne sont guère encourageants. 78 demandes seulement alors que les autorités avaient fixé le premier contingent à 577 demandes. 117 autres sont en cours d’inscription.
Des mesures d’urgence sont prises par le gouvernement français
Ainsi, M. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, a mis en place le projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration et au séjour des étrangers en France (n°s 823, 949).
Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales considère cette loi comme une occasion de confronter tous les points liés aux difficultés de l’intégration, aux compatriotes qui mettent en cause la politique migratoire mise en oeuvre par le passé. Face aux perspectives démographiques de la France, face à l’élargissement de l’Union européenne, face à l’émergence d’un monde de plus en plus ouvert à la libre circulation des idées et des biens, les Français se demandent ce que sera l’immigration pour l’avenir .
La capacité de l’Etat à maîtriser réellement les flux migratoires depuis de nombreuses années demeure faible. Selon le ministre français, les Français sont abreuvés d’une parole officielle qui déclare l’immigration sous contrôle. Or, ils voient bien chaque jour que la réalité est différente et qu’elle s’est significativement aggravée dans les années récentes.
Non seulement l’immigration légale augmente de 12 % en 2000 et de 15 % en 2001, mais l’immigration clandestine explose. Le chiffre souvent cité de 30 000 clandestins par an, évalué dans les années 1996-1997, n’a plus aucune signification aujourd’hui. En 2002, la France a reçu 80 000 demandeurs d’asile avec un taux de rejet de 85 %, ce qui représente 68 000 personnes déboutées. Dans le même temps, la France a raccompagné 7 500 clandestins. Le calcul est vite fait : le chiffre de 30 000 clandestins de plus par an est faux.
Ainsi, plus de 100 000 Marocains tentent chaque année de traverser clandestinement le détroit de Gibraltar pour gagner l’Europe, nouvelle terre de toutes les promesses.
Pour des milliers d’entre eux, ce rêve se termine tragiquement. Pourtant, le drame des noyés du détroit ne dissuade nullement les jeunes Marocains de tenter à leur tour l’aventure.
Les migrants marocains réguliers potentiels disposent d’une vaste gamme de moyens. Pour les enfants des classes aisées, le plus sûr moyen de circuler librement reste d’être inscrit dans une école étrangère. Pour les élèves de l’école publique, les choses sont plus complexes.
En 2001, 14 000 bacheliers (soit près d’un sur quatre) ont fait une demande pour poursuivre des études en France auprès de l’ambassade de France à Rabat. Les demandes en direction de l’Espagne et du Canada sont aussi très nombreuses. Les étudiants diplômés sont parfois très recherchés. Ainsi, la promotion 2001 des diplômés informaticiens de l’école Mohammedia d’ingénieurs (la plus prestigieuse du Maroc) a été entièrement recrutée à l’étranger. Quant aux cadres, on relève depuis quelques années un exil de trentenaires diplômés et installés, qui vendent leurs biens et quittent le pays (médecins, ingénieurs, etc.). Le Canada et la France sont les destinations privilégiées.
Pour les clandestins, le gros du flot clandestin est assuré par les fameuses pateras. Les migrants proviennent essentiellement de trois grandes régions du Maroc, les axes Nador-Oujda dans le Rif et Casablanca-Béni Mellal, Casablanca-Marrakech. Dans ces régions rurales, les migrants n’ont souvent jamais vu la mer et n’ont aucune idée des risques encourus.
La loi Sarkozy ne va pas se limiter à l’immigration clandestine, mais risque d’être une entrave pour nos étudiants en France et pour nos RME qui ont déjà construit leur avenir en France il y a plus de vingt ans.
Inscrit le: Dec 04, 2005 Messages: 2235 Localisation: acheouen
Posté le: 13 Avr 2006, 11:02 Sujet du message: hémoragie
"Ainsi, plus de 100 000 Marocains tentent chaque année de traverser clandestinement le détroit de Gibraltar pour gagner l’Europe, nouvelle terre de toutes les promesses."
"des diplômés informaticiens de l’école Mohammedia d’ingénieurs (la plus prestigieuse du Maroc) a été entièrement recrutée à l’étranger. Quant aux cadres, on relève depuis quelques années un exil de trentenaires diplômés et installés, qui vendent leurs biens et quittent le pays (médecins, ingénieurs, etc.). Le Canada et la France sont les destinations privilégiées. "
hémoragie mortelle dont les pouvoirs publics marocains ne font rien de concrét pour inverser la situation.
Inscrit le: Jan 11, 2005 Messages: 1077 Localisation: Paris
Posté le: 14 Avr 2006, 18:14 Sujet du message: déclaration de FO
COMMUNIQUE
Immigration : les travailleurs ne sont pas « une marchandise »
FO a pris connaissance du projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration qui sera débattu à l’Assemblée Nationale début mai.
Auprès du rapporteur à l’Assemblée, Monsieur Thierry Mariani, qui a reçu les confédérations syndicales, FO a dénoncé la logique de précarisation qui prédomine dans ce projet
En renforçant d’une part les conditions de délivrance et de renouvellement des cartes de séjour et en liant d’autre part sa validité au contrat de travail, ce projet conduirait d’une certaine manière à instaurer une « double peine » pour les travailleurs migrants : au licenciement éventuel ou à la fin d’un CDD s’ajouterait le retrait de la carte de séjour et l’obligation de retour dans le pays d’origine.
En instaurant une politique de l’immigration dite « choisie » en fonction de nécessités démographiques ou économiques, le projet de loi aboutit à considérer les travailleurs migrants comme une marchandise. FO considère choquant que l’on durcisse encore les restrictions à la circulation des personnes, alors que dans le même temps le gouvernement appuie, dans le secteur des services notamment, tant au niveau de l’UE qu’au sein de l’OMC, la libre circulation pour les entreprises et la levée des réglementions concernant les investissements de capitaux étrangers.
FO a fait connaître son inquiétude quant à l’arbitraire et à l’atteinte aux libertés individuelles auxquelles conduit la prise en compte de notions telles que « la personnalité et les aptitudes de l’étranger », « la stabilité et l’intensité des liens personnels », « la continuité de vie commune » et l’interdiction de fait « de rupture de vie commune durant 4 ans » pour la délivrance, le maintien de cartes de séjour et de résident.
Enfin, ne considérer les travailleurs que du point de vue de leur utilité économique éventuelle, en faisant peser sur eux la crainte permanente de la perte de l’autorisation de séjour ou de résidence et en durcissant la possibilité de vivre en famille relève, pour FO, d’une logique de stigmatisation contraire à l’esprit républicain et rend plus difficile, pour les travailleurs migrants résidant régulièrement en France, la possibilité de s’intégrer.
Inscrit le: Jan 11, 2005 Messages: 1077 Localisation: Paris
Posté le: 15 Avr 2006, 12:24 Sujet du message: CIJ
Uni(e)s contre une immigration jetable
Journée nationale d’actions le samedi 29 avril 2006
L’heure est particulièrement grave et la responsabilité qui incombe aux démocrates particulièrement lourde : la réforme de l’immigration sera examinée par l’Assemblée nationale à partir du 2 mai 2006.
Avec le projet de modification du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), la France deviendra l’un des pays de pointe de l’« immigration utile », c’est-à-dire un pays où les étrangers deviendront des outils de la prospérité nationale, jetables après usage.
Si le projet est accepté, la France deviendra un pays où les étrangers se verront contester le droit de vivre en famille, de se marier, d’avoir des enfants, d’étudier, alors que ces droits fondamentaux constituent, avec le droit d’asile, ce que le gouvernement appelle l’« immigration subie ».
RETOUR A DES VALEURS ARCHAÏQUES
Laisser passer la réforme revient à accepter le retour aux valeurs archaïques de l’inégalité des êtres humains selon leur origine ou la couleur de leur peau.
REFUS DU CPE ET REFUS DU CESEDA = MEME COMBAT
Laisser passer sans se révolter la réforme du CESEDA reviendrait à se placer en position de totale incohérence au regard du refus de CPE. La précarité à laquelle le gouvernement veut condamner les étrangers répond exactement au même utilitarisme économique que celui auquel il voulait condamner la jeunesse. Le projet de réforme ouvre la voie à un projet de société précaire pour tous, et condamne les sans-papiers à la clandestinité à vie.
C’est pourquoi l’UCIJ appelle :
* à une journée d’actions dans toute la France le samedi 29 avril (à Paris, une manifestation partira à 14 heures de la Place de la République)
* à une présence visible, derrière des banderoles contre l’« immigration jetable », dans les manifestations du 1er mai dans toute la France
à une manifestation nationale à Paris le samedi 13 mai
Inscrit le: Jan 11, 2005 Messages: 1077 Localisation: Paris
Posté le: 17 Avr 2006, 13:47 Sujet du message: le monde
"le Monde", 15 avril 2006
Avec l'immigration, le gouvernement engage un nouveau chantier sensible
C'est le prochain grand rendez-vous parlementaire. Dès la reprise des travaux de l'Assemblée nationale, mardi 2 mai, les députés examineront le projet de loi sur l'immigration présenté par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy.
Le "nouveau" projet de loi, puisque l'encre de la loi du 26 novembre 2003 présentée, déjà, par M. Sarkozy sur le même sujet, est à peine sèche : ses décrets d'application ne sont pas encore tous parus. Mais, comme l'explique le ministre d'Etat, "la maîtrise de l'immigration est redevenue une priorité essentielle de l'action conduite par le gouvernement". Et il entend, sur ce terrain comme sur d'autres, mettre en oeuvre la thématique de la "rupture" qui lui est chère.
Ainsi défendait-il, devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée, le 29 mars, la nécessité d'"une rupture avec une forme de pensée unique qui porte préjudice à la France autant qu'aux immigrés". M. Sarkozy veut tordre le cou à ce qu'il appelle le "droit universel à l'immigration". Au nom du "parler clair", il estime que "la France n'a plus les moyens d'accueillir tous ceux qui voient en elle un eldorado". Une opinion qui, selon lui, devrait "transcender les clivages politiques". Il rappelle les réflexions identiques qu'avait pu tenir à ce sujet Michel Rocard, alors premier ministre, en 1990.
A peine sorti de la crise du CPE, le gouvernement engage donc un nouveau chantier, sur un terrain qui lui est, a priori, plus favorable. Mais pour Dominique de Villepin, qui s'était fait fort de mettre à profit l'"année utile" restant d'ici aux échéances électorales de 2007 pour démontrer sa capacité à tenir le cap de la réforme, c'est, hélas, M. Sarkozy qui va occuper le devant de la scène.
Celui-ci tient d'ailleurs en réserve un autre projet de loi, sur la prévention de la délinquance, qui devrait être présenté dans les semaines à venir en conseil des ministres. Le candidat probable à l'élection présidentielle va ainsi avoir une double occasion d'occuper le terrain politique et de tenter d'enfoncer des coins dans la gauche avant de se consacrer entièrement à sa campagne.
Son projet de loi sur l'immigration va lui permettre de développer le thème de l'"immigration choisie" qu'il veut substituer à l'"immigration subie". Déplorant le faible nombre de cartes de séjour délivrées au titre de l'emploi - 11 500 en 2005, soit 7 % des flux -, il considère que "la France est le seul pays développé qui s'interdit de faire venir sur son territoire des migrants dont il peut avoir besoin pour contribuer à la croissance et à la prospérité".
Par la création d'une carte "talents et compétences" et par l'assouplissement du principe actuellement en vigueur, qui oppose la situation du marché de l'emploi à tout candidat à une entrée pour motifs professionnels, il entend ainsi relancer une immigration qualifiée et utile à l'économie française.
Pour le ministre de l'intérieur, l'objectif est clair : choisir ses immigrés, en établissant chaque année des "objectifs quantitatifs" prévisionnels de visas et de titres de séjour. Et renforcer les outils de lutte contre l'immigration dite "clandestine".
A cette fin, il entend, notamment, abroger le dispositif de régularisation de plein droit après dix années de résidence en France, existant depuis 1984, et restreindre fortement celui, introduit en 1998, sur le fondement de la "vie privée et familiale" et tirée directement de la convention européenne des droits de l'homme.
Pour M. Sarkozy, lutter contre "l'immigration subie", c'est aussi limiter l'immigration légale. Son projet de loi durcit ainsi aussi les conditions du regroupement familial et encadre plus strictement les mariages mixtes.
Autant de dispositions qui ont d'ores et déjà réuni contre elles l'ensemble des associations de défenses des étrangers. "Accueillir les seuls étrangers "utiles" et jeter les autres ; réduire l'étranger à l'éventuelle utilité de la force de travail qu'il représente, en violant voire niant les droits attachés à sa personne" : c'est ainsi que les organisations composant le collectif "Uni (e) s contre une immigration jetable" résument la philosophie de ce texte.
Lancé dès janvier, ce mouvement réunit aujourd'hui plus de 360 associations, syndicats et organisations politiques. A gauche, ne manquait, jusqu'il y a douze jours, que le Parti socialiste.
Encore marqué par un rapport conflictuel avec le mouvement des sans-papiers, sous le gouvernement Jospin, le PS a longtemps hésité. Mais, ragaillardi par l'affaire du CPE, il a finalement décidé de parapher la pétition du collectif contre le projet de loi lors de son bureau national du 4 avril. En espérant qu'à l'instar du CPE, il parvienne à être en phase avec la majorité de l'opinion, ou dumoins de la jeunesse, la dénonciation de ce texte ayant fait son apparition dans les manifestations étudiantes et lycéennes.
Collectif « Uni(e)s contre une immigration jetable »
JOURNEE NATIONALE D’ACTIONS LE SAMEDI 29 AVRIL
A PARIS, une manifestation partira de la Place de la République
à 14 heures
Rendez-vous des ligueurs à 13h30 devant Habitat
L’heure est particulièrement grave et la responsabilité qui incombe aux démocrates particulièrement lourde : la réforme de l’immigration sera examinée par l’Assemblée nationale à partir du 2 mai 2006.
Avec le projet de modification du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), la France deviendra l’un des pays de pointe de l’« immigration utile », c’est-à-dire un pays où les étrangers deviendront des outils de la prospérité nationale, jetables après usage.
Si le projet est accepté, la France deviendra un pays où les étrangers se verront contester le droit de vivre en famille, de se marier, d’avoir des enfants, d’étudier, alors que ces droits fondamentaux constituent, avec le droit d’asile, ce que le gouvernement appelle l’« immigration subie ».
RETOUR A DES VALEURS ARCHAÏQUES
Laisser passer la réforme revient à accepter le retour aux valeurs archaïques de l’inégalité des êtres humains selon leur origine ou la couleur de leur peau.
REFUS DU CPE ET REFUS DU CESEDA = MEME COMBAT
Laisser passer sans se révolter la réforme du CESEDA reviendrait à se placer en position de totale incohérence au regard du refus de CPE. La précarité à laquelle le gouvernement veut condamner les étrangers répond exactement au même utilitarisme économique que celui auquel il voulait condamner la jeunesse. Le projet de réforme ouvre la voie à un projet de société précaire pour tous, et condamne les sans-papiers à la clandestinité à vie.
Les actions prévues en régions sont consultables sur le site du collectif Uni(e)s contre une immigration jetable :
Prochaines mobilisations contre le projet de loi Céséda :
- présence visible, derrière des banderoles contre l’« immigration jetable », dans les manifestations du 1er mai dans toute la France ;
- rassemblement devant l’Assemblée nationale (à l’angle de la rue de l’université et de la rue Aristide Briand) à partir de 18h le mardi 2 mai 2006, à l’occasion de l’ouverture des débats parlementaires ;
- manifestation nationale à Paris le samedi 13 mai.
Collectif « Uni(e)s contre une immigration jetable »
JOURNEE NATIONALE D’ACTIONS LE SAMEDI 29 AVRIL
A PARIS, une manifestation partira de la Place de la République
à 14 heures
Rendez-vous des ligueurs à 13h30 devant Habitat
L’heure est particulièrement grave et la responsabilité qui incombe aux démocrates particulièrement lourde : la réforme de l’immigration sera examinée par l’Assemblée nationale à partir du 2 mai 2006.
Avec le projet de modification du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), la France deviendra l’un des pays de pointe de l’« immigration utile », c’est-à-dire un pays où les étrangers deviendront des outils de la prospérité nationale, jetables après usage.
Si le projet est accepté, la France deviendra un pays où les étrangers se verront contester le droit de vivre en famille, de se marier, d’avoir des enfants, d’étudier, alors que ces droits fondamentaux constituent, avec le droit d’asile, ce que le gouvernement appelle l’« immigration subie ».
RETOUR A DES VALEURS ARCHAÏQUES
Laisser passer la réforme revient à accepter le retour aux valeurs archaïques de l’inégalité des êtres humains selon leur origine ou la couleur de leur peau.
REFUS DU CPE ET REFUS DU CESEDA = MEME COMBAT
Laisser passer sans se révolter la réforme du CESEDA reviendrait à se placer en position de totale incohérence au regard du refus de CPE. La précarité à laquelle le gouvernement veut condamner les étrangers répond exactement au même utilitarisme économique que celui auquel il voulait condamner la jeunesse. Le projet de réforme ouvre la voie à un projet de société précaire pour tous, et condamne les sans-papiers à la clandestinité à vie.
Les actions prévues en régions sont consultables sur le site du collectif Uni(e)s contre une immigration jetable :
Prochaines mobilisations contre le projet de loi Céséda :
- présence visible, derrière des banderoles contre l’« immigration jetable », dans les manifestations du 1er mai dans toute la France ;
- rassemblement devant l’Assemblée nationale (à l’angle de la rue de l’université et de la rue Aristide Briand) à partir de 18h le mardi 2 mai 2006, à l’occasion de l’ouverture des débats parlementaires ;
- manifestation nationale à Paris le samedi 13 mai.
il est trés souhaitable de dire le meme languge et les memes mots
contre les anti-Imazighns. laisse la france tranquille. et nettoie devant
ta porte, arrete de sauter de coq à l'ane.