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Stars berberes en Europe.
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Auteur Message
Berbere
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Inscrit le: Jan 08, 2005
Messages: 300
Localisation: Terre bleue

MessagePosté le: 16 Oct 2005, 19:13    Sujet du message: Anissa Temsamani Répondre en citant

Anissa Temsamani, membre d'un gouvernement belge, est amazigh.

Elle est:
Membre de la Commission permanente
Membre de la Commission de la culture et de l’éducation
Membre de la Commission de la cohésion sociale
Représentant de la Chambre des Régions

Parti politique : SPA




_________________
Ceux qui nient leur origine se perdront comme une allumette sans étincelles
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Izuran
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Inscrit le: Oct 15, 2005
Messages: 129

MessagePosté le: 16 Oct 2005, 21:34    Sujet du message: Saïd Taghmaoui Répondre en citant

Né(e) le 19 Juillet 1973 à Villepinte, Seine-Saint-Denis (France)
Fils d'émigrés marocains, Saïd Taghmaoui abandonne assez tôt les études pour pratiquer la boxe à un niveau national. Souhaitant devenir acteur, il s'illustre dès 1994 dans Frères : la roulette rouge d'Olivier Dahan, un film TV diffusé sur Arte.
La même année, Saïd Taghmaoui fait la rencontre de Mathieu Kassovitz avec qui il coécrit le scénario de La Haine, un long métrage qui reçoit le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1995. Il joue d'ailleurs l'un des rôles principaux, celui de Saïd, un jeune beur banlieusard. Après ce film à grand retentissement qui le révèle au public français, il prend des cours de théâtre pour améliorer son jeu d'acteur et étudie les langues pour devenir un comédien de renommée internationale. Hormis Héroïnes (1997) de Gérard Krawczyk, il tourne en Italie I Giardini dell'Eden (1998) d'Alessandro D'Alatri, en Allemagne le téléfilm Urlaub im Orient - Und niemand hört dein Schreien, et au Maroc Marrakech Express (Hideous Kinky), un drame sentimental de Gillies MacKinnon avec Kate Winslet.

Saïd Taghmaoui fait par ailleurs partie des rares acteurs français qui ont réussi à percer à Hollywood. On le voit interpréter en 1999, aux côtés de George Clooney et Mark Wahlberg, un soldat irakien dans le corrosif Les Rois du désert (Three Kings) de David O. Russell. En diversifiant ainsi les rôles, il cherche tant bien que mal à faire oublier son personnage de La Haine, qui lui colle un peu trop à la peau.
Dès l'année 2000, il s'impose en enchaînant pas moins de huit films en deux ans, parmi lesquels La Taule (2000) d'Alain Robak, Nationale 7 (id.) de Jean-Pierre Sinapi, Ali Zaoua (2001) de Nabil Ayouch ou encore Room to rent (id.) de Khalid Al-Haggar. Saïd Taghmaoui est également en tête d'affiche de Gamer (id.) de Zak Fishman et Confession d'un dragueur (id.) d'Alain Soral, et apparaît comme second rôle dans des grosses productions françaises comme Absolument Fabuleux (id.) de Gabriel Aghion et Le Petit Poucet (id.) d'Olivier Dahan.
En 2002, Saïd Taghmaoui incarne, aux côtés de Richard Berry, un sniper suicidaire dans Entre chiens et loups, un thriller d'action signé Alexandre Arcady.


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Izlan
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Inscrit le: May 10, 2005
Messages: 320

MessagePosté le: 30 Nov 2005, 21:51    Sujet du message: Rachid Arhab Répondre en citant


Rachid ARHAB, Journaliste France Télévision

Rachid-Arhab : Je suis ici, pour faire la rencontre avec des tas d’autres français qui ont d’énormes points communs avec moi d’abord parce qu’ils sont berbères. C’est une identité comme vous le savez, et je dis souvent que c’est un jardin secret que nous avons tous cultivé et qu’il convient peut être aujourd’hui d’ouvrir un peu aux autres ; parce que nous avons longtemps été condamnés par l’Histoire, notamment celle de l’immigration, mais aussi par des événements qui ont touché notre pays d’origine, nous avons été condamnés à un certain silence, nous avons été condamnés à s’intégrer à notre façon dans la société française. Aujourd’hui on est peut être arrivé au moment où nos petites différences, nos richesses personnelles qui sont des richesses qui nous viennent de notre héritage, ce que mes grand parents et mes parents ont fait de moi et ce que la France m’a ensuite aidé à devenir, de se demander comment faire en sorte que ces richesses servent un peu au pays dans lequel ont vit mais qu’elles servent également au pays d’où l’on vient....

François-Xavier de Calonne : Pensez-vous que la situation évolue, que le peuple berbère est de mieux en mieux reconnue en France ?

Rachid-Arhab : Vous savez, le peuple berbère est un fantasme pour beaucoup de gens. Il existe certes, mais de façon éclaté. Quand je dis que c’est un fantasme pour beaucoup de mes compatriotes français, c’est que très longtemps quand on me voyait débuter à la télévision, on me disait « Heu ah oui Rachid, mais heu comment vous avez fait... ? » et puis on me disait « mais vous êtes heu... ? » et je disais « je suis kabyle... » « ...ah d’accord vous êtes kabyle ... » ; et tout à coup c’était différent, et c’est pour çà que je dis qu’il y a un fantasme, on se dit c’est un peuple assez mystérieux, c’est un peuple dont on sait qu’il a des traditions fortes et très ancrées.

Je pense que ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est qu’on trouve le moyen d’être un peuple qui soit également moderne, et je pense que c’est ça l’enjeu de ce genre de colloque, c’est de se demander comment faire en sorte que toutes les richesses dont on vient de parler deviennent un jour des richesses qu’on partage et non pas des richesses qu’on garde pour soi.

Ces richesses on les partage avec les gens qui vivent dans ce pays et qui ont d’autres origines, qu’ils soient « français de souche » ou arménien d’origine ; tout l’intérêt, c’est de savoir comment on va vivre ensemble.

Quand on regarde la France hexagonale on s’intéresse toujours à l’origine régionale des gens, on se dit, ah les bretons, ils ont ces qualités là, les auvergniens ils ont ces qualités là, et bien j’aimerais que l’on se dise que parmi la composante du peuple français, aujourd’hui il y à cette composante berbère qui est très importante, j’ai envie que l’on se demande quelles sont ses qualités et qu’est ce qu’elle peut apporter ; je le dis et c’est un autre contexte, parce que c’est vrai que les bretons, les normands , les auvergnats ont beaucoup construit ce pays, ils l’on construit sur leurs valeurs traditionnelles.

Voila qu’est ce que nous, on peut apporter à ce pays, puisque nos valeurs on les connaît c’est d’abord une certaine dignité, si ce n’est une dignité certaine, c’est également le sens du travail, le sens du devoir, le sens de la discrétion...comment toutes ces qualités peuvent elles être partagées... ?

François-Xavier de Calonne : Aujourd’hui en tant que journaliste et homme de télévision, avez-vous le sentiment qu’il est de votre devoir de faire part et de représenter ces valeurs ?

Rachid-Arhab : moi j’espère les avoir représentés en silence jusqu’à aujourd’hui. Je pense que cette identité berbère elle est intéressante parce que j’ai le sentiment qu’on a pas besoin de la brandir comme un drapeau, elle est au fond de vous, elle est parfois dans votre regard, elle est dans votre façon de parler et de vous exprimer. J’ai essayé dans le travail que j’ai fait, de faire sentir que les valeurs dont on parle depuis tout à l’heure m’ont permis, peut être plus facilement que d’autres de me structurer et de réussir dans le travail qui est le mien ; donc c’est vrai que je ne me sens pas un devoir, parce que je suis journaliste et que le premier devoir d’un journaliste c’est un devoir de réserve, c’est-à-dire que vous pouvez pas être quelqu’un qui essaie de commenter l’actualité si vous êtes trop partie prenante, et c’est toute la difficulté de l’équilibre qui est le mien depuis aujourd’hui 25 ans, alors j’essaie d’être un acteur, un spectateur, et de ne pas être simplement quelqu’un qui est déconnecté de tout.

Je suis intéressé par l’actualité française, je la décrypte et je la commente, je la vis, et la petite différence c’est que, la berbérité est pour moi une sorte de jardin secret c’est-à-dire que c’est quelque chose qui vous permet de vous reconstituez dans les moments difficiles. Moi, j’ai vécu des moments difficiles dans ma carrière et c’est vrai que ce qui ma sauvé, ce sont mes origines, c’est le fait de savoir d’où je venais, quel parcours j’avais fais, et je le cite toujours, le jour où j’ai eu le Sept d’Or du meilleur présentateur il y a quatre ans, et bien quand je suis monté sur scène pour recevoir le prix, la première personne à laquelle j’ai pensé, c’est ma grand-mère, qui est une petite dame qui vit dans les montagnes de Kabylie et je sais que je lui dois çà, car c’est elle qui a éclairé mon chemin même si elle n’a pas eu toute la culture à laquelle elle aurait pu avoir accès. Ce que nous devons apporter aujourd’hui, c’est tous ce secret qu’on a au fond de nous, mais en complémentarité je dirais que moi ce que j’attends également c’est que la République française nous reconnaisse aussi, alors j’ai pas envie de tomber dans le communautarisme, j’ai pas envie de ça du tout, car j’appartiens à une seule communauté, c’est la communauté française, je me sens profondément kabyle et je me sens encore profondément algérien, on ne me l’enlèvera jamais, mais je voudrais aussi que tout le chemin que moi j’ai fais dans ma carrière mais aussi dans ma vie d’enfant et d’homme, que ce chemin soit quelque part reconnu par la République et qu’ils nous disent on vous remercie, vous avez apporté quelque chose mais on va vous montrer qu’on vous aime bien aussi...

François-Xavier de Calonne : Cette journée organisée en partenariat avec le Sénat, n’est-ce pas justement un petit signe de reconnaissance ?

Rachid-Arhab : Evidemment c’est un beau symbole, c’est un symbole fort, le Sénat c’est un des éléments essentiels de la démocratie française, c’est un lieu de réflexion sur ce qu’est la société, sur la politique au bon sens du terme, donc c’est un fort symbole que nous soyons tous ensemble réunis ici, et c’est j’espère plus qu’un symbole, une étape peut être, qui montrera qu’on nous écoute, qu’on nous respecte, et qu’on attend quelque chose de nous, autre chose que simplement des discours et des grandes phrases... Ce qu’il y a de magique je trouve, c’est que nous avons une communauté immédiate entre nous berbères, qui est épatante et c’est quelque chose de très très fort, il y a une proximité immédiate, il y a une force presque tellurique, qui sort de là, et on se dit qu’est ce qu’on en fait et justement qu’est ce que la République française et l’une de ses représentations le Sénat peut en faire, comment elle peut faire en sorte que ces forces là soient des forces positives et non pas négatives ; parce qu’on vient de faire un portrait de ma petite personne mais l’intérêt c’est de savoir comment dans les années à venir, comment les gens plus jeunes que moi et qui ont les mêmes origines que moi, comment ces gens là réussiront à s’intégrer véritablement dans la République française, et plus que s’intégrer parce que ce mot là commence à être un peu dépassé, comment ils peuvent appartenir à part entière à la République française tout en restant berbère d’origine, c’est une adéquation, c’est une équation à chercher et c’est pour ça que c’est bien que le politique y réfléchisse aussi...

François-Xavier de Calonne : On parle régulièrement d’intégration, et il est vrai qu’elle nécessite un effort de la part de celui qui doit être intégré mais la République joue elle aussi un rôle important ?

Rachid-Arhab :Oui, et d’ailleurs, j’ai une formule qui fait très très prétentieux, mais c’est pas grave, je la dis comme même. Dans mon itinéraire personnel et professionnel, j’ai fait beaucoup de chemin vers la République française, je lui ai montré beaucoup de signes d’amour, d’affection, d’intérêt, et d’une façon un peu prétentieuse je dirai "la République française, il faudrait aussi que Tu me dises un peu que tu m’aimes".


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