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Tamazight :: Voir le sujet - Les Scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre
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Les Scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre

 
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soussi167
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MessagePosté le: 08 Fév 2006, 12:02    Sujet du message: Les Scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre Répondre en citant



Aux États-Unis, « Les Scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre » (Scholars for 9/11 Truth), contestent la version officielle des attentats du 11 septembre, qui selon eux, « viole les principes de la physique et de l’ingénierie ».

Après plusieurs années de recherche, de publication d’articles et de livres, cette association d’universitaires, regroupant des personnalités du monde scientifique et militaire, est persuadé que le World Trade Center n’a pu être détruit que par démolition contrôlée.

Leurs enquêtes les ont convaincu que le gouvernement états-unien n’était pas seulement au courant de ces attentats, mais les a planifié. Ils tentent désormais par tous les moyens d’informer leur peuple par l’organisation de conférences et la diffusion d’articles.

Cette association, qui regroupe une cinquantaine de personnalités a été fondée par David Ray Griffin, ancien professeur de théologie, auteur de The New Pearl Harbor (2004) et The 9/11 Commission report : omissions and distorsions (2004).

Elle est animée par Morgan Reynold, professeur émérite d’économie à l’Université A&M du Texas, ancien conseiller du président Georges W.Bush.

Elle est soutenue par Andreas Von Bülow, ancien ministre allemand de la recherche et des technologies, auteur de Die CIA und der 11. September. Internationaler Terror und die Rolle der Geheimdienste et membre d’Axis for Peace.

En 2005, le milliardaire Jimmy Walter avait offert 1 million de dollars à qui prouverait que les Tours jumelles auraient pu s’écrouler sans recours à des explosifs. Même les experts officiels avaient renoncé à concourir. Le prix n’a jamais été réclamé.

O. Lotfy


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Agoo
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MessagePosté le: 08 Fév 2006, 13:10    Sujet du message: !!!! Répondre en citant

Peut être qu'ils ont raison, peut être !!! Mais d'après les têtes de cet organisme, j'ai comme une petite impression que c'est plutôt une sorte de mystification, tellement l'événement etait extraordinaire que l'on cherche à interpréter, une simple justification , même si elle plausible( je dis pas que c'est le cas, j'en sais rien) comme celle présenté officiellement ne semble pas suffire, on vooudrait à tout prix rendre la vérité aussi mystérieuse , aussi extraordinaire... ça dans le cas où l'on est neutre ... c'est comme la mort de Hitler, Hitler s'etait bel et bien suicidé, ça n'empêche pas pour autant les gens de croire qu'il n'etait pas mort...ou encore la mort de Kennedy...
De plus, y a toujours ce reflexe de la conspiration, et c'est humain, une fois qu'on rentre dans cette paranoïa, on y sort plus, le problème c'est que plus les choses sont claires, pour quelqu'un qui est pris dans cet engrenage, plus elles sont suspectes... c'est l'exemple de "la domination juive", pourquoi ils sont partout ? parce qu'ils sont dispersés et leur religion leur permet de gérer leur différence que ce soit chez eux ou en exil... Pourquoi ils ont de l'argent ? parce que la terre à un certain moment leur etait interdite, ils ont que le commerce... pourquoi ils sont "malins" ? parce qu'ils ont toujours vécu en minoritaires, la vie leur a appris d'avoir recours à l'intelligence plutôt que la force, puisqu'ils sont minoritaires... Mais les réponses sont tellement claires qu'elles sont suspectes !!! ou lieu d'en rester là, le reflexe de la conspiration avance: "non non ya quelque chose qui m'échappe !!!"...
Pour ce cas précis, les têtes sont soit des spécialistes en sciences humaines... pour les américains ou des outsiders ( l'allemand)... j'imagine que l'aspect idéologique l'emporterait...
Un certain moment l'article, parle d'une certaine récompense pour celui qui prouverait que les tours auraient pu s'éffondre sans explosif et l'article tente de rajouter à charge, le fait que personne n'a pas réclamé le prix... C'est dérisoire comme argument!!! en Algorithmique aussi , il reste un problème à élucider, et l'institut Clay promet 1 million de Dollars à toute personne qui pourrait élucider un point concerant certains problèmes...c'est la même chose et la promesse remonte à longtemps et elle est toujours à jour !!!




Dernière édition par Agoo le 08 Fév 2006, 13:18; édité 1 fois
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Agoo
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MessagePosté le: 08 Fév 2006, 13:17    Sujet du message: la suite Répondre en citant

Malheureusement cet organisme est ce qu'il y a de mieux dans l'affaire, parce que le reste de la chaine paranoïque devient de plus en plus médiocre... certains islamistes et autres qui ont les mêmes intérête vont prendre cela comme preuve vivante que le 11 septembre n'est que conspiration!!! et vont la vendre gratuitement et sans problème à leur adeptes... là y a plus besoin de convaincre..., il suffit de raconter... Mr. Green


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Amazigh-Arifi
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MessagePosté le: 08 Fév 2006, 16:23    Sujet du message: ... Répondre en citant

Cette interprétation me rappelle une autre version des faits qui dit que les juifs étaient au courant de l'attentat. Certains prétendent même que le jour de l'attentat il n'y avait aucun juif à l'intérieur des tours.

Ceci me rappelle aussi la remise en cause de la mission Apollo 11. Ils disent que cette mission n'était qu'un film de Holly Wood et que les américains n'ont jamais mis les pieds sur la lune.

certains islamistes ne sont pas de cet avis, ils confirme l'authenticité de cette mission en avançant que luis Armstrong, lors d'une visite dans un pays musulman à déclaré en entendant l'appel à la prière, que cette voix ne lui est pas étrangère et qu'il l'avait entendu sur la lune.

Je suis sur que vous en connaissez d'autres histoires de ce genre... mdr


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soussi167
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MessagePosté le: 08 Fév 2006, 16:44    Sujet du message: Re: ... Répondre en citant

Citation:

Ceci me rappelle aussi la remise en cause de la mission Apollo 11. Ils disent que cette mission n'était qu'un film de Holly Wood et que les américains n'ont jamais mis les pieds sur la lune.


Karel nous propose là un documentaire pour le moins atypique. D'un coté, il singe ceux qui remettent en cause l'alunissage d'Apollo 11 et montre combien il est facile de manipuler des images ; de l'autre, il relance (volontairement ou non ?) la polémique...

Opération Lune est un documentaire de 52 minutes daté de 2002. Il est réalisé par William Karel, notamment auteur de 8 Mai 1945, une journée particulière (1995), Contre l'oubli (1995, 50e anniversaire de la libération d’Auschwitz), Hollywood (2000), Les Hommes de la Maison Blanche, Le journal commence à 20 heures (1999, documentaire Arte sur les conférences de rédaction et de prévision des journaux de France 2). Dans les années 60, la course à la Lune bat son plein entre les USA et l’URSS. Nixon s’en sert comme élément de propagande. Il veut faire rêver la population américaine — et par là même démoraliser les soviétiques — en lui offrant un spectacle digne d’Hollywood. Mais en 1969, une quinzaine de jours avant l’alunissage d’Apollo 11, un doute ronge Nixon : et si la mission échouait ? Enthousiasmé par les premières images de 2001, l’Odyssée de l’Espace, le gouvernement américain demande à Stanley Kubrick de filmer en studio les premiers pas de l’Homme sur la Lune. Partant de ce postulat, Karel construit un vrai-faux documentaire sensé nous expliquer que, le 16 juillet 1969, les habitants de la Terre présents devant leur poste de télévision ont vu un film tourné en studios et non pas des images en direct de la Lune. Nous verrons, dans une première partie, comment Karel nous fait croire à son mensonge, dans une deuxième partie, comment nous comprenons qu’il s’agit d’un canular, et enfin dans la conclusion, nous analyserons l’impact de ce documentaire.

Première Partie
ou « Comment Karel nous fait croire à son mensonge »

1. La Course à la Lune

Le procédé est ici très simple. Pour nous faire adhérer à sa fausse-thèse, Karel débute son documentaire en nous présentant beaucoup d’éléments vrais — certains mensonges sont tout de même disséminés ici et là, dans le but de nous préparer à la suite.

Le pré-générique nous explique que Stanley Kubrick, pour filmer Barry Lyndon à la seule lueur des bougies, avait jeté son dévolu sur un objectif de caméra Zeiss (les plus performants et les plus chers au monde). Or le seule exemplaire du modèle le plus performant est détenu par la NASA, qui acceptera de le lui prêter.
Tout ceci est vrai et d’ores et déjà entré dans l’histoire du cinéma.

Mais Karel termine son introduction avec un élément faux : il mentionne un dossier — classé top-secret — retrouvé par la femme de Kubrick qui expliquerait pourquoi la NASA lui a fait ce prêt.
Le sujet est lancé.

Le générique nous laisse une petite piste. Il ressemble plus à celui d’un film emprunt de mystère qu’à celui d’un film documentaire sérieux et sensé nous révéler une des plus grandes supercheries de notre histoire.
D’ailleurs, le titre fait penser au film Destination Lune (1950) de Irving Pichel.

Le documentaire débute par une rétrospective de la course à la Lune. Tout, jusqu’à l’épuisement financier de l’URSS est vrai. On en oublierait presque le dossier de la veuve Kubrick. En effet, « un mensonge passe toujours mieux entre deux vérités ».
Il y a le discours de JFK, la récupération de Werner Von Braun. La réponse Soviétique, Koroliev, Baïkonour. La mort des pilotes d’essais — ce qui arrive malheureusement fréquemment. L’alibi pour une course à l’armement. L’épuisement soviétique.

C’est ici qu’intervient le premier élément étrange. Etrange car on ne sait pas ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Il s’agit de l’implication de la mafia dans le programme.
En effet, la narration nous explique que c’est la mafia qui a obtenu que les trois sites soient San Diego en Californie, Houston au Texas et Cap Canaveral en Floride. Ces lieux stratégiques auraient permis à de grosses industries — notamment Boeing — de prospérer. En échange, ces entreprises financèrent les campagnes à la présidence des candidats de ces trois états.
Plusieurs présidents qui suivirent Kennedy viennent en effet de l’un de ces trois états — Lyndon Johnson était sénateur du Texas (1949), Nixon sénateur de Californie (1950), Reagan gouverneur de Californie (1966), la famille Bush est très présente au Texas — cinq sur les huit qui suivirent pour être précis. Ce qui peut sembler important et donc surprenant. Mais qui l’est moins lorsque l’on sait que le nombre de grands électeurs — et donc de voix — est proportionnel au nombre d’habitants de l’état. Et que la Californie, le Texas et la Floride sont respectivement 1er, 3e et 4e.
Néanmoins, le doute est permis. La mafia a toujours eu, dans l’histoire des Etats-Unis, une place importante — par exemple, tout le monde sait que c’est la mafia qui possède la ville de Las Vegas. Et c’est ce sur quoi joue justement Karel.

Ensuite, l’implication de Walt Disney dans le programme, pour le rendre plus spectaculaire, prête à sourire. Même si l’on connais le goût des Américains pour les artifices et le divertissement.

Puis vient un autre élément, à moitié vrai, à moitié faux. Il s’agit de 2001, l’Odyssée de l’Espace de Kubrick. S’il est vrai que la NASA a été impliqué dans le projet, on peut douter que le film ait influencé le projet Apollo, lancé en 1968 — année de sortie du film. Celui-ci découlait du programme Gemini, lancé en 1964 ; lui-même découlant du programme Mercury, lancé en 1961. En fait, ce serait plutôt l’inverse.

Pour finir cette rétrospective, Karel fait mention de la Guerre des Images. Encore une fois, il mélange mensonge et réalité.
Il est vrai que le but des Américains, en arrivant les premiers sur la Lune, étaient en grande partie de montrer leur supériorité aux Soviétiques. Et la diffusion d’images, notamment de leurs réussites, avaient pour but d’abaisser le moral soviétique.
L’interview qui suit, celle de Jack Torrance, nous explique tranquillement que le gouvernement avait demandé l’aide d’Hollywood et quand échange, un des leurs serait un jour président des USA — ce qui arriva effectivement en la personne de Ronald Reagan, ancien acteur. Si l’aide de techniciens de l’industrie cinématographique laisse planer un doute, la promesse est un pur mensonge. Reagan n’est arrivé au pouvoir qu’en 1981 ; le simple fait que les gouvernements successifs se soient passé le mot est risible. De plus, Torrance est un acteur français et il n’est pas filmé à New-York mais à Paris.

2. Apollo 11

La partie suivante est un peu confuse, même lorsque l’on voit le documentaire pour la deuxième et qu’on le connaît par conséquent dans son ensemble. En effet, on y apprend que Neil Armstrong est un joyeux plaisantin et que sur la Lune, ses propos étaient tellement inintéressants que les hommes de la NASA en étaient catastrophés. De plus, les photos ramenées sur Terre étaient épouvantables.
Puis on a Buzz Aldrin, apparemment devenu fou à son retour — il est le seul des trois astronautes d’Apollo 11 à n’avoir pas foulé le sol lunaire — et a démissionné de la NASA. En fait, à son retour sur Terre, il avait appris que Nixon avait enregistré en secret un discours annonçant la mort des trois astronautes — preuve qu’il ne croyait guère à la réussite du projet. En fait, Karel a ici posé des questions totalement hors sujet mais dont les réponses servaient ses desseins.
Le point important, qui jette ici le trouble, est que Armstrong a bien marché sur la Lune. Or, le but de ce documentaire semblait être de démontrer que l’homme n’a pas marché sur Lune. La solution viendra plus tard. Nixon, prévoyant que la mission ne serait pas prête à temps et qu’elle serait un fiasco, avait préféré faire filmer par Kubrick un faux alunissage, qui serait montré au monde comme étant des images provenant de la Lune.
Néanmoins, je trouve que cette portion du récit est mal placée dans le film, et qu’elle aurait dû intervenir plus tard.

3. La confession

Vient ensuite la partie qui doit être la plus convaincante du film — mais qui ne résiste pas à un second visionnage.
Cette partie regroupe des interviews de différents hommes d’Etats célèbres, présents à l’époque. Sont présents :

Henry Kissinger (secrétaire d'Etat)
Laurence Eagleburger (conseillers du président Nixon)
Donald Rumsfeld (conseillers du président Nixon)
Alexandre Haig (chef d'état-major)
Richard Helms (directeur de la CIA)
Eve Kendall (secrétaire de Nixon)

En les voyant, le spectateur se dit immanquablement que ces hommes ne peuvent pas mentir.
La scène commence avec les préparations des interviews, dont on se demande ce qu’elles viennent faire dans un documentaire sérieux. Il s’agit d’une sorte de Making-Off du film qui aurait dû intervenir en conclusion. Le ton de la farce est lancé. Mais ce qui suit recadre le spectateur.
Toutes ces personnes nous expliquent, au cours d’un savant montage, pourquoi cette opération a été montée. Le crédit de ces hommes est total et le spectateur gobe tout, même si un doute subsiste.
En effet, au cours d’un deuxième visionnage, on se rend compte que les cinq hommes ne disent absolument rien de concret. Pris chacun à part, leurs discours sont incompréhensibles ; on ne sait ni de qui ni de quoi ils parlent. Et pour cause : ces interview sont extraites d’un précédent documentaire de Karel, Les Hommes de la Maison-Blanche. C’est la secrétaire de Nixon qui livre la trame de l’histoire, les autres ne faisant qu’apporter du crédit à ce qu’elle dit. Et si elle donne autant d’information, c’est parce qu’elle n’a jamais été la secrétaire de Nixon. Il s’agit d’une actrice que Karel a engagée pour dire un texte qu’il a lui même écrit.
Le mensonge est si bien enveloppé que l’on y croit.
La fin de la séquence est caractéristique. Nixon et Rumsfeld se promènent dans les jardins de la Maison-Blanche et parle de ce qui semble être l’opération :

Nixon — J’ai besoin de vous pour tout mettre au point
Nixon cherche quelqu’un capable de réaliser le film discrètement
Rumsfled — Je n’en vois qu’un.
Nixon — Qui ?

A ce moment, la voix-off prend le relais pour éclaircir la situation — les deux hommes parlent de tout autre chose et c’est la magie du montage qui œuvre ici. Car dans toute cette séquence, il est fort probable que ces hommes parlaient de la crise des missiles de Cuba.

C’est Stanley Kubrick qui est choisi. Le Pentagone lui a déjà ouvert ses portes pour Docteur Folamour — fait que je n’ai pas pu vérifier. Les tournages se feront en Angleterre, dans les studios de la MGM par une équipe de la CIA — ce qui est un peu gros, déjà ; on voit mal la MGM prêter ses studios et ne pas savoir ce qui s’y passe.

4. Les preuves

Viennent ensuite l’opposition des deux thèses.

Il y a d’abord les Américains et les hommes de la NASA, Jeffrey Hoffman et Farouk Elbaz, qui nous disent que tout cela est faux, mais sans grande conviction. Puis, Vernon Walters, de la CIA, qui nous dit de « demander aux Russes si c’était vrai ».

Et c’est tout naturellement que l’on assiste à l’interview d’un ancien agent double Soviétique, Dimitri Muffley — il s’agit en fait d’un français. Celui-ci dissèque les photos et pose des questions intéressantes. Mais le générique nous révèlera qu’il s’agit d’un acteur embauché par Karel.
Néanmoins, on assiste ici à un paradoxe. D’un coté, certaines photos posent des questions troublantes et devraient renforcer la thèse développée depuis le début — Karel ne propose d’ailleurs aucune explication à ces étranges clichés. De l’autre, on observe un renversement de la situation qui tient en trois photos :
– La première est celle du drapeau US qui flotte malgré l’absence de vent sur la Lune. Or, le drapeau, est montré en gros plan et l’on peut parfaitement voir qu’il dispose d’une barre métallique dans sa partie supérieure qui sert justement à le tenir droit.
– Ensuite, la photo sensée contenir les projecteurs ; on voit que les lumières sont rajoutées après coup.
– Enfin, la photographie que Kubrick a laissé tomber sur le plateau et que, comme par hasard, un membre de l’équipe a pris en photo.
En quelques secondes, le documentaire perd toute sa crédibilité. Mais c’est apparemment ce que recherche Karel qui va poursuivre dans cette voie.

Deuxième Partie
Ou « Comment le spectateur se rend compte de la supercherie »

1. Le camouflage

Nixon a voulu que tous les membres de l’équipe s’éparpillent dans le monde et se fassent oublier. Néanmoins, il est pris d’un doute et veut les faire assassiner. Ce qui jusqu’ici n’est pas plus fantaisiste qu’autre chose. Deux hommes de la CIA, Kaplan et Chapel, sont chargés d’organiser les assassinats. Et là, la farce est immédiatement visible — pour peu que le spectateur est un soupçon de culture cinématographique, et principalement hitchcockienne :
George Kaplan est le nom de l’agent secret avec lequel est confondu Roger O. Thornhill, alias Cary Grant, dans La Mort aux Trousses de Alfred Hitchcock (1959) — Kaplan se révèle en plus être un agent fantôme destiné à tromper l’ennemi.
Ambrose Chapel sont les derniers mots prononcés par l’agent français Louis Bernard (Daniel Gélin) à Ben MacKenna (James Stewart) dans L’Homme qui en savait trop de Hitchcock (1956) — MacKenna croit d’abord qu’il s’agit d’un homme alors qu’il s’agit en fait d’une église.
Dans les deux cas, il y a mystification. Comme dans ce documentaire — reste à savoir ce qui a été mystifié : la vérité ou le mensonge ?

Nixon, pris de remords, décide de faire annuler l’opération — mais il est trop tard. Kaplan a décidé d’agir seul, ce qui paraît plus qu’étonnant.
Nous assistons alors aux témoignages de Vietnamiens qui auraient vécu l’arrivée des commandos de la CIA. Ce qui choque d’abord, c’est la texture de l’image ; immanquablement, ces images ont été repiquées ailleurs. Les habitants du coin parlent certainement des touristes qui, totalement alcoolisés, saccagent la région.
De plus, on a l’impression d’être dans un film comique. Les hommes de la CIA, tels qu’ils sont dépeints par les autochtones, feraient passer le Sergent Drebin — de la série Y a-t-il un flic… — pour un professionnel. Karel pouche le bouchon très loin et fait s’écrouler l’édifice qu’il avait mis si longtemps à construire dans la première partie. Mais il ne va pas s’arrêter là, ce documentaire devenant plus une farce qu’un film polémique.

L’opération clandestine de Kaplan a échoué. Nixon utilise les grands moyens pour rattraper les membres du tournage et nous basculons dans le grand guignol — tellement poussé que cela en devient affligeant. Nixon envoie 150 000 hommes et toute une flotte — notamment plusieurs porte-avions — et si cela avait eu lieu, toute la planète en aurait entendu parler. Passons.
Deux scènes qui suivent retiennent l’attention : celle où la CIA filme les assassinats —les images sont celles d’une vulgaire partie de chasse — et celle de l’homme étendu sur la chaussée et entouré de Pères Noël.
Tout ceci est trop extrême et l’on peut se demander pourquoi Karel a agit ainsi. Peut-être dans l’optique de discréditer et de ridiculiser ceux qui, justement, pensent que tout cela est vrai que les Américains n’ont jamais mis le pied sur la Lune.
Néanmoins, à travers les témoignages des hommes d’états, on peut deviner que ceux-ci parlent du fameux Débarquement de la Baie des Cochons — opération menée par la CIA qui fut un véritable fiasco.

Karel revient alors progressivement à la normale avec le prêt de l’objectif Zeiss à Kubrick puis sa mise sur écoute et son enfermement chez lui.

2. Vernon Walters

La suite renoue avec la subtilité du début.
Vernon Walters, toujours lui, nous annonce que Nixon, en vérité, n’était au courant de rien. Il dit notamment « je vous le jure ». Mais cette phrase est complètement hors contexte et habilement coupée par Karel. Walters répète en vérité les mots de Clinton devant le jury au cours de l’Affaire Lewinsky.
Puis le narrateur nous annonce la mort de l’homme, quelques jours après son interview. Karel présente alors , comme preuve d’un assassinat de la CIA visant à le faire taire, des article de journaux, de Libération et du New-York Herald Tribune. Preuves qui semblent au premier abord indubitablement réelles. Car encore une fois, la mystification est très sournoise. Walters est effectivement mort et son décès a suscité des articles dans ces journaux. Ce qui est faux, c’est le passage concernant l’interview qu’il avait donnée pour une télévision française. Si l’on regarde attentivement, on s’aperçoit que ce passage du NY Herald n’est pas écrit de la même façon que le reste du journal et qu’il s’agit d’un montage.

3. Le générique – Making-off de fin

Vient alors le générique, véritable pied de nez au téléspectateur crédule. Karel nous y dévoile tous ses « trucs ».
On y découvre entre autre que le rabbin et l’homme de la NASA sont français, que l’interview sensée se dérouler dans la baie de New-York près de la Statue de la Liberté a en fait été tournée à Paris.
Ce générique est comique, à l’instar d’un making-off, et l’on peut supposer qu’il s’agit du rire de Karel, content du tour qu’il nous a joué.

Conclusion
Ou « Comment Karel relance le débat »

La remise en cause de l’alunissage des Américains en 1969 est apparue en 1998 sur Internet, photos à l’appuis. Le principal reproche qui est fait à l’encontre de ces photos — qui sont vues aussi comme des preuves dans le documentaire de Karel — provient de la lumière. Le photographe Britannique David Percy, un des tenants de cette thèse, tente de démontrer que, justement, l’éclairage des photos n’a pu être obtenu qu’en studio. Mais pas ceux de la MGM en Angleterre. Selon les partisans de cette thèse, le film aurait été tourné près de la ville de Mercury, dans le Nevada, près de la fameuse Zone 51 lieu mythique pour tous les amateurs de complot gouvernemental — plus concrètement, c’est à Groom Lake, au cœur du Nevada, qu’a été conçu le bombardier furtif F-117 et l’étonnant B-2.

Toujours est-il qu’avec ce documentaire, William Karel n’apporte aucun éclaircissement à l’affaire et parvient même à relancer le débat. En utilisant des arguments parfois trop lourds, il laisse le spectateur dans l’expectative. En ce sens, on pourrait dire que ce documentaire est « mal fait ». A moins bien sûr que cela ne soit la volonté du réalisateur. Mais celui-ci ne précise rien quant à ses motivations et la chaîne Arte ne le fait pas à sa place. Au sortir du film, on ressent comme un vide, un manque d’informations concrètes auxquelles se raccrocher — le bref commentaire du présentateur n’apporte que quelques vagues éléments de réponse.

Je conclurai avec une citation extraite d’un article de Laurent Roth dans Le Monde daté du 12 octobre 2002 :
« Je suis troublé. Ce film prétend être un canular sur un canular, une fausse enquête sur une fausse thèse. Cela fait problème car l'addition de deux négatifs fait du positif. Ainsi, ai-je l'impression que Karel – peut-être malgré lui – redonne, en fin de compte, crédit au soupçon selon lequel les images des premiers astronautes sur la Lune ont été entièrement fabriquées. Même si, à aucun moment, l'auteur ne nie formellement l'ensemble de l'événement. Les aveux de Karel, dévoilant lors du générique final certains de ses trucages, ne m'ont pas rassuré. Arte a tort de présenter ce film comme un "divertissement". Le candide informé que je suis a été en proie à la mystification. »

Interview de Karel


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