Posté le: 25 Oct 2007, 4:19 Sujet du message: La contradiction de Sarkozy
Le président français, Nicolas Sarkozy a salué le Maroc « démocratique, pluriel, réconcilié avec son passé »
mardi 23 octobre 2007 (au maroc)
« une autre dimension que le Maroc d’aujourd’hui a décidé de promouvoir », celle de la diversité régionale et culturelle et l’existence dans le Royaume de médias qui « contribuent à renforcer la riche identité arabe, berbère et musulmane » du pays."
15 juillet 2007 ( en algerie)
« Dans le domaine linguistique, je souhaite évidemment que l’Algérie reste un grand pays francophone - et nous ferons tout ce que nous pourrons pour l’y aider -, mais il est bon aussi que de plus en plus de jeunes Algériens sachent l’anglais et légitime aussi que l’Algérie affirme son identité arabo-islamique et poursuive ses efforts en matière d’enseignement de la langue arabe. D’ailleurs, nous souhaitons nous-mêmes renforcer l’enseignement de l’arabe en France, qui correspond à une ancienne tradition mais aussi à de vrais besoins. »
sarkozy :!:il faut d'abord qu'il balaye devant sa porte avant tt:
La France n’a pas signé l’article 27 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par l’ONU en 1966, ainsi que l’article 30 de la convention internationale des droits de l’enfant. Ces articles font référence aux minorités nationales et au respect qui leur est dû.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui constitue la référence de la quasi totalité des organisations de défense des droits de l’Homme n’est même pas respectée en France en ce qu’elle dispose en son article 26 que : “Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.”
Au contraire, en France, on envoie les Gendarmes contre les parents d’élèves bretonnants comme à Lanquidic et l’on refuse les financements pour une crèche en breton comme à Vannes...
Le cadre autoritaire français ne peut admettre de peuples différents ou de minorités nationales au sein de la république et par conséquent ne peut tolérer l’expression de signes incontestables ( langue, histoire propre ) de l’existence de ces « minorités » .
L’état français refuse donc de s’engager chez elle et au niveau international à leur promotion quand un accompagnement de leur agonie programmée lui convient bien mieux. Aujourd’hui c’est pourtant seulement 10 400 enfants qui peuvent actuellement apprendre le Breton, soit 1,4% de la population scolaire en Bretagne. A l’heure actuelle, la demande d’un enseignement du Breton est une demande sociale forte et en progression.
Environ 92%,d’après les sondages, des Bretons sont favorables à son enseignement. En comparant ces chiffres on peut mesurer le fossé qui sépare les aspirations pourtant légitimes des Bretons du peu de droits qui leur sont difficilement consentis par l’état français.
Malgré tous les efforts des parents d’élèves, de leurs associations, des trois filières d’enseignement, de différents acteurs culturels et des partis politiques bretons unanimes sur le sujet, c’est à chaque rentrée scolaire, le même constat que l’on peut faire : malgré cette demande légitime, l’appareil d’état français continue d’entraver autant que faire se peut cet enseignement.
On se rend ainsi compte que les principaux blocages à l’extension de l’enseignement du breton ou en breton sont le fait de l’administration française et de ses représentants locaux (recteurs d’académie, inspecteurs de l’éducation nationale). Face à cet état de fait, il semble nécessaire d’obtenir le plus rapidement possible le transfert des compétences dans le domaine éducatif de l’état vers la région (c’est-à-dire la région Bretagne et le département de Loire-Atlantique).
Ce transfert de compétences doit nécessairement être accompagné d’un transfert de fonds (recettes fiscales) afin d’assurer le bon développement de l’enseignement. Cela afin de proposer un service d’enseignement du breton ou en breton de proximité, dans le but d’assurer l’égalité des enfants scolarisés. Ce transfert de compétences permettrait aussi d’assurer, enfin, la formation en nombre suffisant d’enseignants en breton.
Enfin, sachant qu’une langue ne peut être sauvée par le seul biais de l’enseignement, nous souhaitons que le breton obtienne un statut de langue officielle, afin que son utilisation puisse être facilité dans tous les domaines de la vie publique, permettant ainsi aux apprenants de pratiquer la langue en dehors du strict cadre scolaire.
Il appartient aux Bretonnes et aux Bretons, qui se déclarent à chaque sondage massivement en faveur de l’enseignement de leur langue, de faire en sorte que leurs revendications soit entendues et prises en compte. La manifestation du 31 avril à Lorient est l’ occasion de le réaffirmer haut et fort dans la rue.
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Posté le: 03 Nov 2007, 1:55 Sujet du message: me zo ket eun tamm bihan gennaoueg...
Aits', excellente citation de M. Herjean -et c'est vrai, ce qu'il dit- mais j'aimerais bien savoir de quand elle date (certainement récemment), parce que, dans les années 85, 87, ce discours était déjà tenu, à quelques variantes près ; je sais, j'étais en fac à Rennes Villejean, avec une uv de langues celtiques. Je voudrais rajouter que, bien souvent, les chiffres cités officiellement sont en-dessous de la réalité : il ya aussi des enfants bretons qui apprennent leur langue avec l'aide de leurs parents ou d'associations culturelles. et dans ces stats, on ne compte pas les ados, post-ados, étudiants... qui prennent l'initiative d'apprendre leur langue parce qu'ils ont envie -et besoin- de retrouver leurs racines. sans compter les adultes qui remettent le couvert pour x raisons. ça fait longtemps qu'en Bretagne, la langue bretonne progresse ; mais pas seulement, la culture et les traditions aussi sont très vives, même si parfois, ça glisse un peu vers la carte postale. on s'en rend compte quand on y vit : c'est un pays très facile (aisé) en communications de toutes sortes (déjà, tout bêtement, excellent réseau routier, ce qui facilite les déplacements), les bretons sont communicatifs (pour peu qu'on ne les agresse pas en voulant photographier leurs mémés), et surtout, ce qui m'avait frappée : partout, dans le moindre petit bled perdu, le samedi, été comme hiver, il y a des fêtes, des concerts, des réunions... à croire que tout breton sait jouer d'un instrument ! on trouve souvent des petits cafés installés dans des maisons bretonnes typiques (les penn-ti), qui ressemblent à des pubs irlandais version locale. bon, c'est vrai, les bretons picolent pas mal (si jamais un breton me lit, j'espère qu'il prendra pas la mouche : j'ai fait aussi partie de la bande qui braillait du Yvon Le Men à minuit sur le pont de Guingamp).
bref, tout ça pour dire que (tu me fais affluer les souvenirs à la tête) je me souviens que déjà à l'époque, les bretons se fichaient un peu des sondages et des prises de températures : quand ils veulent quelque chose, tu leur feras pas changer d'avis, et souvent, ils le font sans rien demander...
si le discours de Herjean est d'actualité, alors je trouve qu'il réchauffe un peu le plat de la veille... ça fait longtemps qu'il y en a, sur le terrain, qui FONT.
et je suis entièrement d'accord sur ça : envoyons tous des balais et des pelles à l'élysée, parce que Nico a du pain sur la planche, depuis que Cécilia a mis les bouts...