Atlas Membre 3*


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Posté le: 02 Oct 2005, 15:59 Sujet du message: Tamazight, rupture du deal |
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Une rupture unilatérale du deal dont la première manifestation s’est vérifiée, jeudi, à travers le rejet sans appel du projet de charte par les citoyens de la Kabylie pour qui l’officialisation de tamazight est “scellée et non négociable”.
Yazid Zerhouni qui, on s’en souvient, avait mis le feu aux poudres en 2001 en Kabylie, avec ses déclarations intempestives, s’est, depuis, scrupuleusement gardé de parler de la région. Sauf peut-être le fait de confirmer à deux ou trois reprises que les élections partielles s’y tiendront bien le mois de novembre. Cette “positive attitude”, pour reprendre une expression en vogue, est en fait tactique, dictée par le souci de ne pas chahuter le processus de dialogue entre les archs et le chef du gouvernement.
Lequel dialogue, à travers sa noria de rounds, devait aboutir, in fine, à l’apaisement de la région dont on aura, entre-temps, satisfait les exigences contenues dans la plate-forme d’El-Kseur. Moyennant quoi, la Kabylie, via les interlocuteurs politiques de Ahmed Ouyahia, devait entrer dans la “normalité”, en souscrivant à la politique du président Bouteflika, notamment son projet de charte pour la réconciliation. Un deal qui avait potentiellement toutes les chances d’aboutir. Mais, pour des raisons qui échappent à la sagacité des observateurs, Bouteflika a tout remis en cause en tranchant que tamazight ne sera pas langue officielle.
Du coup, tout le travail accompli avec une patience de Bénédictin par le Chef du gouvernement et les archs s’effondre comme un château de carte. Une rupture unilatérale du deal dont la première manifestation s’est vérifiée, jeudi, à travers le rejet sans appel du projet de charte par les citoyens de la Kabylie pour qui l’officialisation de tamazight est “scellée et non négociable”. Une vérité que Zerhouni feint d’ignorer en doutant que cette officialisation soit, comme il l’avait dit, vendredi, à El-Aurassi, la “préoccupation des habitants de la région”. S’agit-il d’une méprise de sa part ou, au contraire, d’une attitude punitive à l’égard de la Kabylie pour avoir dit “niet” à la charte.
En tout cas, il vient de décréter unilatéralement la fin du dialogue. Une manière cavalière de disqualifier tout à la fois le chef du gouvernement et ses interlocuteurs dans les archs. source: liberté algerie
_________________ Le respect est un art precieux
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